La tendance du Midol : Voici, Gala… Z’êtes sérieux, là ?

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Cette semaine dans la tendance du Midol, Marc Duzan revient sur le récent éclat de voix de Clément Maynadier, talonneur de l'UBB en conférence de presse...

Je ne sais si vous êtes oui ou non tombés sur le récent éclat de voix de Clément Maynadier et de l’émoi qu’il suscita à l’intérieur de nos frontières. Début septembre, et après le début de saison un rien poussif de l’Union Bordeaux-Bègles, le talonneur lançait donc à une poignée de confrères, dont la mission quotidienne consiste en fait à relater l’actualité de l’UBB : « Je ne vous demande pas de mentir mais je vous demande juste d’être des journalistes de club, de ne pas faire du Voici ou de Gala ! À Toulouse, ils aident Toulouse ; à Brive, ils aident Brive ; à La Rochelle, ils aident La Rochelle. Ici, on vous ouvre les portes et vous nous saccagez. » La saillie est honorable. On la prend aujourd’hui pour ce qu’elle est, soit la réaction d’un homme blessé, le prolongement naturel de ce qui est communément appelé « l’orgueil du champion »…

Ne vous déplaise, M. Maynadier, et comme l’écrivit si bien Beaumarchais, « sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ». Et sans les recadrages du café du Commerce de la place des Quinconces, les coups de semonce du fromager du marché des Capucins ou le jugement des médias, le talonneur de l’Union Bordeaux-Bègles et certains de ses compatriotes pourraient très bien se complaire à terme dans une forme d’autosatisfaction qui ne servirait ni leurs intérêts personnels, ni ceux de leurs coachs.
Maynadier, rugbyman professionnel et international à huit reprises, n’est ni Charles III, ni Clint Eastwood. En devenant rugbyman professionnel, il a néanmoins accepté de basculer dans le domaine public et, de façon tacite, choisi d’embrasser les aspects de sa profession qui lui semblent aujourd’hui les plus désagréables, étant ici entendu qu’il est a priori moins pénible de répondre à une interview d’avant-match que de bâfrer du charbon dans le Nord Pas-de-Calais.

Au bout du bout, on dira donc à Clément Maynadier que si la marge de progression des journalistes qui l’entourent, lui et le reste du Top 14, est probablement considérable, le talonneur de l’UBB aurait aussi pu tomber sur plus mauvais camarades, notre corporation ayant par exemple eu l’élégance, parmi tant d’autres, de n’évoquer l’histoire de famille d’Alexandre Dumoulin qu’au jour où celui-ci voulut briser l’omerta quand, sauf erreur de notre part, la vie privée des rugbymen français et les jouissances diverses qu’on leur prête en troisième mi-temps, en Coupe du monde ou en tournée n’ont jusqu’ici jamais été l’objet central de nos publications… quand bien même tout se sache un jour, dans notre petit univers. « Voici ? » « Gala ? » Z’êtes sérieux, ou quoi ?

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