Top 14 - Avec ses capitaines, la Section se met en quatre

  • Lucas Rey est l’un des quatre capitaines installés par Sébastien Piqueronies.
    Lucas Rey est l’un des quatre capitaines installés par Sébastien Piqueronies. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Cette saison, le manager Sébastien Piqueronies a décidé de confier le rôle de capitaine à quatre joueurs. Le talonneur Lucas Rey décrypte ce nouveau fonctionnement.

Quatre matchs, quatre capitaines. C’est une des grandes nouveautés de cette saison à la Section paloise. Le manager Sébastien Piqueronies a décidé de mettre en place un capitanat tournant entre quatre joueurs : Lucas Rey, Beka Gorgadze, Luke Whitelock et Thibault Daubagna.

Ainsi lors du premier match face à Perpignan, Lucas Rey, seul capitaine à la barre la saison dernière, a laissé le troisième ligne Beka Gorgadze entrer en premier au Hameau. "Je ne me suis pas trompé et j’ai bien suivi Beka", rigole le talonneur qui a attendu la venue de Toulouse pour retrouver les galons, sans prendre ombrage de ce nouveau fonctionnement : " C’est la philosophie de Sébastien. Il n’avait pas l’intention de fixer un capitaine car il ne fait pas toujours jouer les mêmes joueurs. Il a eu donc cette idée. Ce n’était pas une corvée pour moi. C’est un rôle que j’aime bien. Je n’ai pas de pression supplémentaire et je continue de le faire avec l’ambition de tout donner pour l’équipe. Quand c’est un autre, je me concentre sur le rugby tout en restant un leader du groupe. Ça dépend de la personnalité de chacun mais, personnellement, je prends la parole régulièrement, d’autres moins. Ça ne change pas notre rôle en dehors du terrain. Chacun parle quand il en a envie, notamment s’il remarque quelque chose à l’entraînement. Ce n’est pas fermé et nous avons beaucoup de communication entre tous les gars." Ce nouveau quatuor a pris ses marques en début de saison. "Tout le monde a son mot à dire même si certains sont plus identifiés comme leaders. Mais il n’y a pas de hiérarchie ni de priorités dans la prise de parole."

De la cohésion puis des résultats

Ce nouveau système est aussi la partie visible d’un mode de fonctionnement général voulu par le staff selon Lucas Rey : "Sébastien a créé plusieurs groupes de leaders, un groupe de la vie de groupe, avec un rôle sur le sportif mais aussi l’extra sportif, nous avons un groupe ADN qui s’occupe de la marche à suivre et de l’image que l’on représente. Ensuite nous avons des leaders de jeu, avec la stratégie en match. Puis nous avons des leaders de l’attaque, de la défense, des rucks. Certains joueurs se retrouvent dans plusieurs groupes. Ça donne des responsabilités au plus grand nombre, même si certains ne sont dans aucun groupe car ça dépend aussi des personnalités. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont moins importants que certains joueurs qui sont présents dans plusieurs groupes. On essaie tous d’être moteurs du projet et de ce que l’on veut faire sur le terrain. On n’y arrive pas tout le temps mais la volonté d’y parvenir est là, et c’est le plus important. On a confiance les uns dans les autres et on se respecte. Lors des prises de décisions à plusieurs, ça paraît fluide, simple, même si nous pouvons avoir des désaccords sur le jeu mais jamais sur l’état d’esprit qui règne dans le groupe." Une cohésion qui doit se traduire en résultats. Les Palois l’espèrent.

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