Régionale 1 - Montignac a de la ressource

  • Contre le Haut Périgord, les Rouge et Noir se sont fait peur mais ont fini par l’emporter. Photo Marie-France Boisseuil
    Contre le Haut Périgord, les Rouge et Noir se sont fait peur mais ont fini par l’emporter. Photo Marie-France Boisseuil
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Malgré de grosses difficultés à recruter, l’ES Montignacoise réussit son début de saison en Régionale 1.

À l’image de nombreux clubs dans l’Hexagone, le club de Montignac-Lascaux vit dans un environnement fragile. Il suffit de constater le travail effectué à l’intersaison par son staff pour évoluer en Régionale 1 de Nouvelle-Aquitaine. "Les mois de juin, juillet et août sont crevants pour nous, témoigne l’entraîneur François Richard. Pour recruter je vends une aventure, une histoire et rien d’autre. L’effectif est à flux tendu. Au moindre blessé, on se pose des questions, on pense à faire doubler les joueurs…" Si l’équipe a assez peu changé depuis l’année dernière, le staff a vu Frédéric Dubouche s’en aller. "Il voulait se mettre en retrait, explique le président Henri Galinat. Un autre "Fred" l’a remplacé pour entraîner les avants : Frédéric Masset, qui nous vient de Ribérac. Il a connu François Richard à Périgueux, ce qui a facilité les liens." "Il n’y a pas d’entraîneur en chef, on s’occupe tous les deux de l’ensemble du groupe seniors. En mettant les mêmes codes de jeu, on essaie de faire en sorte que les joueurs s’y retrouvent et prennent du plaisir là-dedans. J’aime que nos joueurs, même à 40 ans, aient la banane. C’est ça qui nous anime."

"Marquer l’histoire du club"

Pour l’heure, ce système fonctionne en compétition puisque l’Etoile Sportive Montignacoise a remporté ces deux premiers matchs à Terrasson et contre le XV Haut Périgord. " C’est encore friable, tempère l’entraîneur des trois-quarts. On peut perdre à Terrasson à la dernière minute si la transformation passe, et contre le Haut Périgord, on a de bonnes séquences offensives mais devant ça n’a pas été parfait. Il ne faut pas trop s’enthousiasmer." Il n’empêche que le club est pour l’heure dans les clous pour atteindre la qualification. "C’est notre ambition, assure Henri Galinat. Mais on s’aperçoit que les équipes qui sont montées, les deux dernières qu’on a affrontées, sont déjà au niveau. Elles ont pris le bonus défensif. C’est la preuve qu’il faudra être vigilant et constant tout au long de la saison." Le staff précise son dessein : "Avec Fred on est très compétiteur. On ne se réjouit pas de ces deux matchs car on sait tous qu’on est capable de beaucoup mieux collectivement, attend François Richard. Sans leur parler vraiment de qualification, on essaie de faire comprendre aux joueurs que tout passe vite, que ce club est centenaire et que des anciens, des pères et des grands-pères de joueurs sont dirigeants avec nous. C’est important de marquer ce club. Et ce qui se fête dix ans après, ce sont les titres, pas les montées." Pour pallier le déficit humain qui touche le club, les personnes impliquées s’investissent deux fois plus. Ainsi, les entraîneurs ont fait venir l’an passé Pierre Lafitte, joueur de Soyaux-Angoulême et Richard Hill, ancien international anglais et entraîneur à Périgueux. "Il a dirigé l’entraînement du vendredi avant de passer le fameux repas avec nous. Il veut absolument revenir", s’amuse François Richard. Du côté des joueurs, certains sont au comité directeur et tous mettent la main à la pâte pour entretenir la bonne ambiance qui règne. Un atout qui n’a pas de prix.

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Quentin PUT
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