Le "bomb squad" castrais n’a pas suffi

  • Le "bomb squad" castrais n’a pas suffi
    Le "bomb squad" castrais n’a pas suffi Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Voyant ses joueurs malmenés en première mi-temps, le staff castrais a tenté un coup en faisant entrer d’un coup sept remplaçants. Mais cela n’a pas suffi.

Vu des tribunes, l’image était déjà forte. Mais du terrain, elle devait être encore plus impressionnante. On veut parler ici de l’entrée massive de huit joueurs castrais à la 45e minute, quand le staff a décidé de profiter du retour de carton jaune du capitaine Mathieu Babillot pour faire entrer sept remplaçants d’un coup d’un seul. Et sept mastodontes, en plus : Wilfrid Hounkpatin, Gaëtan Barlot, Wayan de Benedettis, Tom Staniforth, Baptiste Delaporte, Asier Usarraga, et Adrea Cocagi. Presque une tonne de muscles destinée à renverser le cours d’un match finalement bien mal embarqué, quand on songe à cette première mi-temps où les Castrais ont pris l’eau de toute part, à l’image des dix pénalités concédées sur le seul premier acte.

Et pour les acteurs qui étaient sur la pelouse, ce coaching massif a eu son petit effet. Le manager de l’Usap, David Marty, l’a reconnu en conférence de presse : «L’entrée du banc castrais ? Elle a été… brutale, on va dire ! On s’y attendait, ce n’était pas dur à prévoir en voyant la feuille de match. Nous, on avait prévu l’inverse.» Des tribunes, cette charge des remplaçants nous a rappelé autre chose : l’expression créée par le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus durant la Coupe du monde 2019 qui avait rebaptisé son banc le "bomb squad". En clair, une bande de spécialistes en explosifs destinés à faire voler en éclats le rideau défensif adverse.

Arata : «On est tombé dans notre propre piège»

Le staff castrais a failli réussir son coup. Le "bomb squad" castrais a fait passer un sale moment à des Usapistes pugnaces. Avec, en tête, Tom Staniforth ou Baptiste Delaporte qui ont, en 35 minutes, davantage porté le ballons que les joueurs qu’ils ont remplacé. Mais ce n’était pas suffisant : «C’est de notre faute, regrettait le demi de mêlée Santiago Arata, qui a tout de même signé sa spéciale sur l’essai de Cocagi. On est tombé dans notre propre piège, on a fait beaucoup trop d’erreurs en première mi-temps. Nos fautes nous ont coûté un carton et de nombreux points au pied. On avait pourtant travaillé notre discipline, on avait progressé. Mais il va falloir s’y remettre.» 

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?