Pro D2 - Un Beka peut en cacher un autre

  • Beka Shvangiradze, une nouvelle pépite géorgienne pour le Stade aurillacois.
    Beka Shvangiradze, une nouvelle pépite géorgienne pour le Stade aurillacois. Icon Sport
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Beka Shvangiradze débute chez les pros avec un dynamisme et une assurance qui laissent entrevoir de belles choses. Ce n’est pas sans rappeler un de ses compatriotes de talent.

Connu pour avoir révélé plusieurs joueurs géorgiens de classe internationale, Aurillac tient sans doute là sa nouvelle perle. Beka Shvangiradze, troisième ligne mobile et dur sur l’homme, qui rappelle évidemment le Lyonnais Beka Saghinadze. Passé lui aussi par le Cantal avant de rejoindre le Matmut Stadium du Lou, il est l’un de ses exemples. Tout comme le Palois Beka Gorgadze ou encore l’ancien deuxième ou troisième ligne Mamuka Gorgodze ; son idole absolu étant Ardie Savea.

À seulement 20 ans, il débute sa première saison en professionnel avec l’assurance d’un vieux briscard. À tel point que Roméo Gontinéac l’a titularisé à chaque fois que c’était possible. « Dès le premier entraînement, j’ai vu qu’il avait les qualités et les attitudes d’un joueur de haut niveau. C’était un très bon plaqueur, il a une grande capacité à répéter les tâches. Il est un peu moins aérien que Saghinadze mais il est encore jeune et a le temps de progresser », explique le manager aurillacois. Giorgi Javakhia, celui qui joue le rôle de grand frère pour lui sur le terrain mais aussi dans le vestiaire, se montre tout autant enthousiaste : « Quand vous l’avez à côté de vous, c’est très rassurant car il ne laissera jamais passer quelqu’un ! Beka est un très bon joueur de ballon, ce n’est pas qu’un gros défenseur ».

 

Koutaissi, la ville-mère

À titre d’exemple, son offrande à Hugo Bouyssou sur la pelouse de Mont-de-Marsan lors du premier match de la saison. Il cadre parfaitement l’arrière landais après avoir été au soutien de Jimmy Yobo, tel un troisième centre. Par sa puissance et surtout sa vision du jeu, il est l’un de ces joueurs qui, avec peu d’espace, arrive à franchir.

« Devant la ligne d’en-but, il y a ceux qui ne franchiront jamais même en essayant dix fois, Beka lui a cette capacité, dans les zones de marques, de faire ces mètres précieux qui changent la donne », analyse le directeur sportif du Stade Walter Olombel. Ce dernier était d’ailleurs présent, et ému, lors du sacre des espoirs aurillacois face à

Toulouse la saison passée. Finale à laquelle « Shoki » a pris part avec le numéro 8 dans le dos et qu’il a remportée le jour de son anniversaire. Commençant le rugby avec son père comme coach, il est parti à 13 ans dans le club de l’AIA Koutaissi, avant de rejoindre Aurillac. Koutaissi, situé entre la mer Noire et la capitale Tbilissi, est un endroit bien à part pour lui. En plus d’être le lieu de son éclosion sportive, c’est aussi la ville qui l’a vu devenir international pour la première fois face au Portugal en juillet dernier. À la place de Saghinadze, tombé malade. Comme un symbole.

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Tristan Failler
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