Agen : Erbani reprend goût au rugby

  • L’enfant du pays, Antoine Erbani, va vivre un moment inoubliable ce soir dans le nouveau "temple" lot-et-garonnais, l’inauguration du nouveau stade face à Aurillac. Photo La Dépêche du Midi - Morad Cherchari
    L’enfant du pays, Antoine Erbani, va vivre un moment inoubliable ce soir dans le nouveau "temple" lot-et-garonnais, l’inauguration du nouveau stade face à Aurillac. Photo La Dépêche du Midi - Morad Cherchari
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Alors qu’il n’excluait pas l’idée de raccrocher les crampons, il a pris la décision de revenir dans son club de cœur. Bien lui en a pris.

Il y a un peu plus de quatre ans, en décidant de partir à Pau, Antoine Erbani a fait "un choix de grand garçon" comme il l’a souvent répété. Même si ses trois saisons dans le Béarn et son année à Biarritz ne lui ont pas permis de franchir un cap sportivement, il n’a aucun regret. Certes, son expérience au Pays basque "ne s’est pas très bien passée". Pire encore, elle s’est terminée avec une importante blessure à l’épaule. Mais aujourd’hui, l’Agenais est heureux d’enfiler le maillot du SUA. "Il me manque un peu de temps pour être totalement performant. Il faut être patient lorsque l’on revient d’une blessure aussi longue. Mais je me sens très bien et je suis content d’être revenu", assure le troisième ligne. Sur le plan physique, donc. Sur le plan mental, son retour en Pro D2 a laissé des traces : "Je savais que je vivrais des moments difficiles en revenant ici. Donc ça a débuté par une défaite dure à encaisser contre Colomiers. Mais cela nous a permis de vivre un beau moment de joie une semaine plus tard à Rouen."

Ce qui est certain, c’est que l’ancien Biarrot a immédiatement pris ses responsabilités au sein de cet effectif agenais. "Antoine est un excellent joueur. Je le connais bien car j’ai joué avec lui. Il est un exemple et il l’a prouvé en prenant le leadership en touche. Depuis, cela va bien mieux", concède son coach Dave Ryan. Effectivement, le flanker a permis de réguler l’alignement "bleu et blanc". De là à en faire déjà un élément indispensable ? Il honorera en tout cas sa troisième feuille de match de suite ce soir. Ce qui n’est pas anodin.

Pour l’enfant du SUA, fils d’une emblématique légende du club, cette réception aurillacoise signifie beaucoup. Car il s’agit du match d’inauguration du nouveau stade. Son stade. " Cela va être un moment incroyable. C’est dans cette tribune Ferrasse que j’ai cultivé mes premiers souvenirs rugbystiques avec mon père", confie-t-il.

Armandie a bien grandi

Un moment inoubliable dans le nouveau "temple" lot-et-garonnais, mais qu’il ne faut pas gâcher. Pas encore une fois du moins. "C’est facile à dire, mais on ne peut pas se permettre de refaire les mêmes erreurs. Et je pense qu’on ne les fera pas." En tout cas, le staff a voulu mettre toutes les chances du bon côté cette fois-ci en amenant le groupe à la base du Temple-sur-Lot pour un stage cohésion de deux jours. "Cela a permis aux joueurs de vivre un bon moment en-dehors du rugby. C’est important cette cohésion car c’est cela qui va nous permettre de relever la tête chez nous", détaille Dave Ryan. L’ancien soldat irlandais ne sait que trop bien l’importance que revêt un match à domicile. Alors, il décide de mettre en garde ses joueurs : "Avant le match, le groupe va faire le tour du stade pour prendre toute l’énergie des supporters. Il faut que ce moment-là, ils (les joueurs, N.D.L.R.) le gardent pour toujours." Le genre de moment que seul le rugby peut apporter. Et qui redonne goût à ce sport à l’enfant d’Armandie, Antoine Erbani.

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Mathieu VICH
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