Coupe du monde féminine - Une entrée à soigner pour les Bleues

  • Laure Sansus et les Bleues y sont. Les voilà face au plus beau défi de leurs carrières : partir à la conquête de la Coupe du monde !
    Laure Sansus et les Bleues y sont. Les voilà face au plus beau défi de leurs carrières : partir à la conquête de la Coupe du monde ! Icon Sport
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Rassurées par une opposition concluante face à l’Australie, les Bleues doivent livrer leur meilleur match possible en vue du choc qui les opposera, la semaine prochaine, à l’Angleterre favorite au titre.

Ce sont des recettes vieilles comme le monde, mais il faut reconnaître qu’elles sont toujours efficaces. Tant et si bien qu’elles sont utilisées sur toutes les pelouses du monde, des séries amateurs aux championnats les plus prestigieux. On a tous vécu celle qui suit : quand on pêche dans l’engagement en match, il y a fort à parier que l’entraînement suivant sera… frontal. Ce faisant le staff punit et teste la réaction collective, et les joueurs se "rassurent".

Le XV de France féminin était dans cette posture, en fin de semaine dernière, avant son opposition face à l’Australie à Auckland : « Après l’Italie, on voulait montrer une autre agressivité sur le terrain », posait la centre blagnacaise Gabrielle Vernier en début de semaine. « Cette défaite était une piqûre de rappel, cela nous a montré qu’il restait encore du travail », abondait sa coéquipière de club Clara Joyeux. Il fallait corriger le tir contre les Wallaroos.

Même les dieux de la météo s’en sont mêlés : « Les conditions se prêtaient bien à ce genre de moment, avec du vent, beaucoup de pluie et une opposition très physique. Le jeu a été réduit, mais on a répondu présentes dans le combat. On veut doubler voire tripler ça ce samedi en montrant une équipe de France agressive, qui ne lâche rien et qui marque son adversaire. »

Ça y est. On sent nos Féminines enfin désinhibées. L’épisode douloureux de la liste des 32 est derrière, le décalage horaire absorbé. Place au show, maintenant. Après cette explication en règle avec les Wallaroos, les Bleues ont enfin ressenti le frisson du Mondial lors de sa cérémonie d’ouverture : « Ce moment nous a fait basculer mentalement », assurait Joyeux.

Sentiment confirmé par le staff : « Elles ont pris la mesure de l’évènement, notait l’entraîneur-adjoint David Ortiz. Sur les entraînements, on voit que tout monte d’un cran : l’intensité, l’application, la concentration… Le dépaysement, la cérémonie d’ouverture… tout nous fait prendre conscience qu’on y est. » Un moment important qui, de toute évidence, a eu un réel impact psychologique sur le groupe qui a désormais hâte d’en découdre.

Bourdon : « Rentrer fort dans cette compétition »

La première équipe qui se dresse sur la route de nos Bleues est l’Afrique du Sud. Loin d’avoir la même réussite que leurs homologues masculins, les Women Boks occupent la onzième place mondiale, juste devant l’Espagne et le Japon. Les Tricolores les avaient facilement balayées en novembre dernier sur le score sans appel de 46 à 3.

Un festival de sept essais (dont deux doublés d’Emeline Gros et de Safi N’Diaye) que les Boks avaient subi du début à la fin (27-0 à la mi-temps) et que les Bleues seraient bien inspirées de reproduire, histoire de faire le plein de confiance avant de se mesurer aux favorites de la compétition : « On veut monter en puissance en vue de l’Angleterre, mais il ne faut surtout pas prendre ce match contre l’Afrique du Sud à la légère. On veut rentrer fort dans cette compétition, et ce match peut être piège », prévenait la demi de mêlée toulousaine Pauline Bourdon. « La Coupe du monde est une compétition à part. Il y aura un supplément d’âme en face et on se doit de rester vigilantes », prolongeait Joyeux.

Les filles devront donc garder les pieds sur terre, et les nez dans les rucks. Il ne faudrait pas que la grandeur de l’Eden Park ne leur fasse lever le regard du ballon : « Il fait partie des stades mythiques, concédait la droitière blagnacaise. Ceux que l’on voit à la télé, et dont on entend toujours parler. Ça va me faire bizarre d’y entrer… Ce sera une première pour moi et pour beaucoup de filles. » Une première qu’il ne faudrait pas gâcher… En piste, mesdemoiselles !

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Simon VALZER
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