Facundo Bosch "en casa" à Bayonne

  • Titulaire les quatre premières rencontres, le talonneur bayonnais, Facundo Bosch, va tenter de faire tomber ses anciens  coéquipiers. Un défi qu’il sait difficile. Photo Pablo Ordas
    Titulaire les quatre premières rencontres, le talonneur bayonnais, Facundo Bosch, va tenter de faire tomber ses anciens coéquipiers. Un défi qu’il sait difficile. Photo Pablo Ordas
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En quittant La Rochelle, l’international argentin voulait du temps de jeu dans un club ambitieux. Grégory Patat l’a entraîné vers Bayonne où il continue de s’épanouir. En se sentant chez lui.

Quand son contrat s’est terminé, l’an passé, avec La Rochelle, Facundo Bosch n’a pas hésité. Il a pris la route du Pays basque, un endroit qui l’attirait. Si le cadre de vie en Charente-Maritime était déjà enchanteur, sa nouvelle vie va au-delà de ses attentes. "On était pas trop mal à La Rochelle… mais ici, c’est encore mieux que ce à quoi je m’attendais, sourit-il. Je ne suis pas du tout dépaysé. Je viens de la ville de Necochea, en Argentine, où se trouve la deuxième communauté basque en Amérique, après la Californie. Mais ce n’est pas pour le cadre de vie que je suis là. C’est pour le rugby et pour faire grandir le club." Le talonneur revient rapidement au sujet. Et replonge aussitôt dans la mêlée. Au repos la semaine dernière, Facundo Bosch a disputé les quatre premières rencontres avec le numéro 2 sur le dos. Grégory Patat en a fait son titulaire. C’est lui qui l’a attiré vers Bayonne. "J’en avais discuté avec lui, confirme l’argentin. Quand j’ai su que j’allais venir, j’étais trop content. L’ambiance y est particulière, je m’entends bien avec les coachs et le gros projet de Bayonne est séduisant. Et aussi, je savais que j’allais jouer davantage. Ce que veulent les entraîneurs de l’équipe argentine." Son souhait, en effet, est de décrocher la sélection pour la prochaine Coupe du monde.

Un bénéfice précieux

Celui qui reste sur un titre de Champion d’Europe, de vice-champion et d’une finale de Top 14 sait qu’à Bayonne l’objectif sera aux antipodes de celui du Stade rochelais. Alors, le défi de ce samedi le titille. Et pourquoi, avec sa nouvelle formation, ne ferait-il pas tomber l’un des épouvantails de ce championnat ? "C’est sympa de jouer contre les mecs que j’ai côtoyés. Ce sera dur, je le sais ! Je connais bien leur façon de jouer, je sais l’intensité qu’ils vont mettre et comment ils vont aborder ce type de match. Ils ne viennent ici que pour gagner, que pour rester en haut du classement. Ils vont envoyer du jeu de la première à la quatre-vingtième minute." Et la puissance dégagée lors du dernier match n’est guère engageante pour les Bayonnais. Mais Facundo Bosch ne s’y arrête pas. "Ils ont un huit de devant terrible, continue-t-il. Ils sont lourds et dynamiques à la fois. Franchement, je pense que le match va passer par là. Si on arrive à les stopper, ça pourra bien se passer. À l’inverse si on ne maîtrise pas les choses, l’affaire sera compliquée. Mais je n’ai aucune peur. J’ai hyper-confiance en mon paquet d’avants. Et si on reste dans la qualité qu’on a déjà montrée, ça va être compliqué pour eux aussi." Sa confiance rejoint aussi le goût du défi. Il ne s’arrête pas à la composition d’équipe qui se présentera et souhaite, au contraire, qu’elle soit la meilleure possible. "Ils vont envoyer une très bonne équipe pour gagner. De toute façon, c’est mieux. Quand on se mesure aux meilleurs, on peut voir si on est à la hauteur du Top 14. Même si je n’ai aucun doute."

Après deux déplacements à Paris et à Brive, source de regrets et d’occasions manquées, des points grappillés face au champion d’Europe seraient d’un bénéfice précieux. "Il faut regarder devant, ne pas râler sur le passé. Il nous faut impérativement gagner à domicile. Et si c’est face à La Rochelle, ça nous donnera un petit plus dans la tête et pour la cohésion du groupe." Alors les "Argentina ! Argentina !" scandés par le public bayonnais accentueront davantage l’impression d’être chez lui au Pays basque. "Ça, c’était pour Martin (Bustos Moyano, N.D.L.R.) et El Flaco (Mariano Galarza). Ce n’est pas encore pour moi", commente-t-il modestement. Mais cela ne saurait tarder !

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Edmond LATAILLADE
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