Toulon : Étrillard, retour en grâce

  • Anthony Étrillard a mangé son pain noir et revient sous les feux de la rampe. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Anthony Étrillard a mangé son pain noir et revient sous les feux de la rampe. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Moins en vue la saison passée, le Basque, malgré une féroce concurrence à son poste, se montre indispensable au Rugby Club Toulonnais en ce début de saison. Il nourrit de grosses ambitions pour cet exercice.

Sur la Rade, l’abondance ne nuit pas au talon. Avec trois internationaux français (Baubigny, Tolofua, Étrillard), Toulon s’est offert un luxe. Il coûte peu d’avoir trop, mais cher de ne pas avoir assez. À l’acmé de la concurrence, Anthony Étrillard (29 ans) tire les marrons : "Je n’ai plus le droit à l’heure avec Teddy et Christopher (rires). Je trouve que j’ai bien encaissé la présaison et les demandes du staff. J’ai su montrer à chaque séance que j’étais toujours bien présent." Peut-être bien que certains habitués de Mayol avaient un peu vite enterré le môme de Mouguerre.

L’intéressé n’est pas du genre à être rancunier, reconnaissant qu’il y a toujours une part de vérité dans ces critiques. "Mes performances ont été très moyennes ces dernières années, notamment quand j’ai été capitaine. Je n’étais pas satisfait de ce que je faisais, mais je n’arrivais plus à récupérer avec l’enchaînement des matchs. Je manquais de fraîcheur dans une spirale négative pour le club. Ça m’a bouffé sur le terrain, et un peu dans ma vie perso avec ma famille… Je suis quelqu’un d’entier. Mais, j’ai fermé ma bouche. Pour trouver la solution, je me suis réfugié dans le travail." De capitaine à remplaçant, et du banc au XV de départ, Étrillard a fait montre de caractère pour inverser la tendance.

"J’ai envie qu’on ramène ce Brennus à Toulon"

Malgré ces péripéties, le taiseux est resté un incontournable leader de la maison frappée du muguet. En huit saisons, il a pris de la bouteille et apprivoisé le bouillant contexte varois. "Je ne suis pas à l’aise pour faire les discours, mais j’ai ma place dans le vestiaire et je suis toujours disponible pour mes équipiers notamment dans la gestion de cet environnement différent. C’est Toulon, il faut que ça gagne. Maintenant, on sent que le club s’est stabilisé à tous les niveaux. C’est à nous, joueurs, de récolter le fruit de tout ce travail."

Le rejeton pourrait bien avoir le goût du bois, ou de l’acier : "J’en ai un peu marre de jouer pour participer (sourire). J’ai perdu trois finales, et je me suis même demandé si je n’étais pas un peu chat noir. C’est ce qui me manque dans mon aventure toulonnaise, dans ce club qui m’a tout donné. J’ai envie qu’on ramène ce Brennus à Toulon, et qu’on partage tout ça avec cette ville. C’est ce qui me fait rêver."

Le songe Rouge et Noir est-il teinté d’un peu de Bleu, alors qu’il compte trois sélections sous l’ère Galthié lors de la tournée australienne en 2021 ? "Ça me paraît loin. Il y a beaucoup de concurrence à ce poste. Je ne me leurre pas. Je travaille pour être le meilleur au quotidien d’abord pour Toulon. Mais, je ne suis pas du genre à lâcher."

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Mathias MERLO
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