Coupe du monde féminine : une édition déjà record

  • Emilie BOULARD et les Bleues.
    Emilie BOULARD et les Bleues. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

La Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande, qui s’ouvre ce samedi par une trilogie dantesque avec France-Afrique du Sud en lever de rideau, est déjà un succès populaire. L’Eden Park d’Auckland pourrait même être à guichets fermés.

Avant même son lever de rideau, la Coupe du monde féminine en Nouvelle-Zélande a déjà commencé à marquer l’histoire. A l’occasion de la première journée, cette édition va établir un nouveau record d’affluence dans la compétition : en début de semaine, plus de 35 000 billets avaient déjà été vendus pour la trilogie France-Afrique du Sud, Angleterre-Fidji, Nouvelle-Zélande-Australie, disputée dans l’emblématique Eden Park, ce samedi. La marque référence, jusqu’alors attribuée à la finale de la Coupe du monde 2014 à Jean-Bouin, avec 20 000 spectateurs rassemblés, va être effacée des tablettes.

« Il y a un peu plus d'un an, nous avons eu l'audacieuse ambition d'établir un nouveau record mondial de participation à un match de Coupe du monde de rugby féminin, se remémore Michelle Hooper, la directrice du tournoi. Nous avons innové avec ce tournoi et nous voulons maintenant voir si nous pouvons (…) remplir l’Eden Park. Nous pensons que c’est possible et nous faisons tout notre possible pour concrétiser ce rêve. » Alors, les 47 000 sièges que compte l’enceinte seront-ils tous occupés ce samedi ? La dirigeante y croit fermement : « Nous nous dirigeons vers une vente à guichets fermés. »

 

75 000 billets déjà vendus

Les actrices de l’événement sont pleinement conscientes d’être des privilégiées : « C'est extraordinaire, sourit la capitaine de l'équipe d'Angleterre, Sarah Hunter. Nous attendons depuis si longtemps et l'accueil que nous avons reçu a été absolument incroyable. C'est formidable d'apprendre que plus de 30 000 fans viendront nous voir jouer. C’est grâce au travail effectué en Nouvelle-Zélande pour soutenir ce tournoi. » Et à toute une série de bons choix : comme celle de reporter d’un an la compétition afin de pouvoir rassembler les foules dans des conditions sanitaires plus propices ; celle d’offrir des journées continues de matchs dans un même stade ; ou encore celle de proposer des tarifs très abordables, le prix des places étant de 5 $ NZ (environ 3 €) pour les enfants et de 10 $ NZ (environ 6 €) pour les adultes. Connaissant l’amour des Néo-Zélandais pour ce sport, il faisait peu de doute que les sésames trouveraient massivement preneurs. Pour l’heure, environ 75 000 billets ont été vendus pour l’ensemble des rencontres, réparties entre l’Eden Park, le Northland Events Center à Whangārei et le Waitakere Stadium. Michelle Hooper a fixé un objectif de 127 000 supporters au total.

La promesse de World Rugby est en passe d’être tenue : « La Coupe du monde de rugby 2021 sera l'une des Coupes du monde les plus accessibles de tous les temps », avait formulé l’instance à l’ouverture de la billetterie. Elle s’apprête à devenir la plus populaire de toutes. Aux joueuses, désormais, d’en faire une référence sur le plan sportif. Aux tour des Anglaises, invaincues depuis vingt-cinq matchs, des Néo-Zélandaises, tenantes du titre en reconquête, ou encore des Françaises, aussi ambitieuses que motivées, d'assumer leur rôle.

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