Mâcon cherche la bonne recette

  • Pierre Santallier et les Mâconnais devront se montrer plus disciplinés pour forcer le verrou rhodanien. Photo Clément Labat - AS Mâcon
    Pierre Santallier et les Mâconnais devront se montrer plus disciplinés pour forcer le verrou rhodanien. Photo Clément Labat - AS Mâcon
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"Les joueurs m’ont bluffé. Sur le papier, nous n’avions pas a priori le calendrier le plus simple. Et il y a toujours une part d’inconnu en début de championnat. Après les entraînements et les matchs de préparation, la question est de savoir ce qu’on est capables de faire à balles réelles. Les joueurs se sont récompensés." Sans se reposer sur ses lauriers - ce n’est pas le genre de la maison - le manager villeurbannais, Julien Lestang, ne cachait pas sa satisfaction au moment de reprendre le chemin de l’entraînement pour préparer le voyage à Mâcon dans les habits du co-leader et fort de la meilleure défense de Nationale 2 (32 points encaissés). Il s’agit maintenant de ne pas se relâcher. On peut compter sur l’ancien entraîneur des Crabos du Lou pour maintenir ses joueurs sous pression face à un club dont il connaît bien les ambitions. Avant de prendre les rênes de l’Asvel, devenue depuis le Stade métropolitain, après son union avec Rillieux-la-Pape, Julien Lestang a passé deux ans sur le banc bourguignon. Ce ne sont pas la mauvaise passe actuelle traversée par l’équipe entraînée par Julien Véniat, lui-même ancien capitaine de… l’Asvel, où il a terminé sa carrière, qui va l’inciter à baisser la garde. Au contraire. "Mâcon reste costaud ! Cette équipe n’a pas démarré le championnat comme elle le souhaitait mais il n’y a aucun doute sur le fait que ce sera un gros match. Elle va mettre beaucoup d’énergie pour le gagner."

Elle entend également mettre de meilleurs ingrédients que ceux présentés à Graulhet. Présent dans l’intensité et le combat, la formation bourguignonne s’est montré indisciplinée et à côté de la plaque dans le contenu.

Le premier défaut fait enrager l’ancien coach de Rumilly et Vienne. "Contre Nîmes, nous prenons un carton rouge et évoluons trente minutes à quatorze. À Graulhet, nous jouons quarante minutes en infériorité numérique…"

"Ce n’est pas surprenant de retrouver le Stade métropolitain à ce niveau"

C’est beaucoup trop pour espérer gagner un match. Surtout dans une poule aussi dense. Et face à des formations qui travaillent dans la continuité. Cette affiche est aussi révélatrice des forces en présence en ce début de saison. Quand les deux co-leaders, le Stade métropolitain et Nîmes, s’appuient sur un collectif qui a pu travailler dans la continuité, Mâcon, Aubenas-Vals et Dijon, avec de nombreuses et un nouveau staff, se cherchent encore. "Ce n’est pas surprenant de retrouver le Stade métropolitain à ce niveau, juge Julien Véniat. Cette équipe bosse ensemble depuis quatre ou cinq ans et fait preuve d’une belle maîtrise collective. Si on arrivait à faire une équipe en un mois, cela se saurait ! Mais nous ne nous apitoyons pas sur notre sort. Nous savons les ingrédients à mettre face à une équipe en pleine confiance."

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Sébastien FIATTE
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