Dernier quart d’heure fatal pour l’UBB

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Les Bordelais ont dominé le premier acte, avant de craquer en fin de match. Des fautes de main et leur indiscipline ont coûté cher.

« On refuse, on refuse, ce soir c’est pour nous ! » ainsi Jefferson Poirot a exhorté ses hommes avant la rencontre. Les Bordelais étaient à la recherche d’une première série de deux victoires consécutives depuis février dernier. Les augures ne leur étaient pas particulièrement favorables avec l’hécatombe de la troisième ligne et la titularisation du trois-quarts centre Rémi Lamerat sur le flanc du pack. C’était la curiosité de la soirée. Pourtant, à la 30e, les Bordelais menaient 15-6, puis 15-9 à la pause. Et surtout deux essais à zéro. La possession et l’occupation avaient été clairement de leur côté. Et ce n’était pas si mal finalement, le premier essai fut le fruit d’une fulgurance de Matthieu Jalibert, auteur d’une belle infiltration pour retrouver Louis Bielle-Biarrey à son intérieur.

Le second essai fut moins délié, avec une succession de pick and go conclue par Jefferson Poirot. Il y aurait même pu en avoir un troisième puisqu’Alban Roussel s’écroula dans l’en-but adverse sur une belle combinaison en touche courte, mais il n’aplatit pas vraiment sur le gazon. Jalibert put tout de même profiter d’un avantage pour inscrire trois points.

Les Bordelais n’avaient donc pas à rougir loin de là, de ce premier acte, même si sur la dernière action, Matthieu Jalibert avait récolté un carton jaune en empêchant un essai possible de Josua Tuisova. Il fallait tenir la route en infériorité numérique en début de seconde période, l’instant où l’équipe tente son effort suprême et fait basculer son destin. Il y avait encore 18-12 à la 52e juste après le retour de l’ouvreur international. Mais à la 55e que la foudre tomba avec l’essai de Saghinadze doublé d’un nouveau carton jaune infligé à Timu pour un plaquage dangereux et sans ballon. Il aurait pu clairement s’en dispenser. C’était clairement un temps faible que vivaient les Bordelais avec en plus l’excellent Couilloud à gérer face à eux.

Après Lamerat, Dimcheff en troisième ligne

Mais l’UBB ne s’écroula pour autant, ce fut un chassé-croisé qui se poursuivit avec Lamerat, essoré mais félicité qui laisse sa place à un… talonneur, Pablo Dimcheff. À 22-21 à un quart d’heure du terme, les Bordelais pouvaient espérer. Ils s’accrochaient, montraient une vraie pugnacité dans les rucks défensifs. Mais on les sentait en souffrance face à l’enthousiasme adverse et la défense finit par craquer elle a trop laissé de liberté aux attaquants lancés sur l’essai de Taufua, à huit minutes de la fin.

Voici la chronique d’une défaite qui ne fut pas une déroute, mais qui se termina par une faute de goût, une attaque en reculant finie par une mauvaise passe de Kane Douglas. Bordeaux a vaillamment lutté, mais a commis deux ou trois fautes de main dans le jeu offensif, qui ont coûté cher. La discipline aussi a pesé lourd dans cette rencontre à deux faces.

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