Lyon s’est raccroché à ses cadres

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Remis en cause ces derniers jours, les leaders lyonnais ont apporté une belle réponse, avec des entrées en jeu décisives signées par les Couilloud, Sobela et autres Taufua qui ont permis de redresser une situation compromise.

Il est des petites phrases qui veulent parfois dire beaucoup. Ainsi, lorsqu’après la débâcle subie du côté de Clermont, l’entraîneur principal Kenny Lynn évoquait « un manque de lucidité sous pression et d’intelligence quand ça va mal » et globalement « un gros travail à effectuer au niveau du leadership », il était difficile de ne pas y déceler un message plus ou moins caché à destination de ses leaders de jeu. Hasard ou pas (et blessures des Cretin, Arnold ou Taofifenua mises à part), les esprits les plus observateurs avaient forcément remarqué que la composition d’équipe alignée face à Lyon ne comprenait parmi les titulaires qu’un seul des désignés "leaders" en début de saison, tandis que d’autres comme Couilloud, Sobela, Regard ou Taufua se retrouvaient sur le banc, voire hors groupe à l’image de Félix Lambey. Un constat forcément révélateur des reproches adressés au cours d’une semaine "sous tension" par Xavier Garbajosa et son staff à l’endroit de leurs joueurs, mais aussi de leurs attentes pour ce rendez-vous prime-time du dimanche soir...

Résultat ? Si le rendu de la première période fut très loin de celui escompté par les Lyonnais, la faute à deux essais un peu trop facilement encaissés, les Lyonnais ont au moins pour eux d’avoir su faire le dos rond et preuve d’un joli caractère. La meilleure preuve de cette résilience ? On la situerait peut-être dans cette fin de première période où, malgré deux pénaltouches manquées, les coéquipiers de Doussain trouvèrent l’énergie de se ressaisir et remettre l’UBB sous pression, d’abord par une grosse mêlée, puis par une contre-attaque menée par Mignot et Tuisova qui provoqua le carton jaune de Matthieu Jalibert. Un acte fondateur sur lequel les hommes de Xavier Garbajosa trouvèrent les ressources pour construire leur deuxième période, bien aidés par leur coaching..

Couilloud en détonateur

Nul besoin d’être grand clerc, en effet, pour comprendre que les entrées en jeu précoces de membres du "canal historique" comme Patrick Sobela et surtout Baptiste Couilloud (47e) n’ont pas eu une influence folle sur le cours de la soirée, suivies dès la 55e d’une deuxième énorme vague de changements. On en veut pour preuve que le demi de mêlée international Baptiste Couilloud, poussé dans ses retranchements par Garbajosa et probablement vexé d’avoir abordé comme "finisseur" une rencontre aussi importante, prit immédiatement les choses en main en dynamisant plusieurs pénalités, et surtout en insufflant une dynamique nouvelle dans l’alternance et l’animation. L’essai de Saghinadze lui doit ainsi beaucoup, avec un coup de pied à suivre et un contre-ruck gagnants à l’origine de l’action, qui changèrent la face du match… Une révolte, une vraie, également matérialisée par le superbe rush de Sobela à la 70e, prélude à l’essai de Jordan Taufua. De quoi rappeler que si de nouveaux leaders commencent à émerger à l’instar des Kpoku, Botha ou Godwin, les "anciens" du Lou ont encore les crocs, réveillés par les choix forts de leur manager...

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