Top 14 - Racing 92 : un nouveau sourire à l’Arena

  • Wade a marqué l’essai décisif, sur une passe au pied de Finn Russeell. Photo IconSport
    Wade a marqué l’essai décisif, sur une passe au pied de Finn Russeell. Photo IconSport
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On attendait le retour de Gaël Fickou mais on a eu en prime le premier essai de Christian Wade, revenu d’amérique avec un sourire et un humour éclatant.

Le Racing s’est imposé sans brio particulier. Il ne s’est détaché que dans le dernier quart d’heure avec un essai décisif d’un nouveau venu, Christian Wade, joueur au parcours atypique et à la personnalité solaire. C’est peut-être pour ça qu’on se souviendra d’une rencontre qui n’est pas destinée à rester dans le marbre, car à l’heure des propos aseptisés, encadrés et prudent à l’extrême, la rencontre avec ce trois-quarts aile international anglais fut un vrai moment de félicité. Il était là pour partager sa joie et pour montrer qu’il avait commencé à prendre des cours de français : "Quesss tou fayy ce swaar ?" asséna-t-il à une officielle du Racing en riant avant d’enchaîner en anglais : "C’est excitant de retrouver les terrains, c’est comme une deuxième jeunesse. Mon dernier match de rugby remontait à octobre 2018. Ça fait un moment donc c’était super de revenir, et c’est super de commencer par une victoire. Les gars sont contents, les coachs sont contents mais la saison est longue, il faut rester sous pression. J’ai blagué, cette semaine, en disant que j’allais marquer trois essais. Il fallait que j’assure un minimum. Oui je pense que je suis plutôt drôle et c’est super si j’arrive à faire rire les autres, non ?" Celui qui a porté une fois le maillot du XV de la Rose et même celui des Lions (en 2013) nous a assuré qu’il "n’aimait pas le confort". On ne peut qu’acquiescer car il a abandonné son sport pendant quatre ans pour tenter sa chance au football américain. Il a trouvé une place chez les Buffalo Bills mais il n’est resté qu’un réserviste, sans jouer la moindre minute de saison régulière : "Mais j’ai appris des choses, une certaine façon de voir le jeu et d’apprécier les espaces, de voir des vidéos, de me préparer physiquement et je pense que ça peut m’aider pour le rugby."

It is not because you are

Outre-Atlantique, on lui a trouvé des aptitudes pour le poste de running back. Il faut croire qu’il ne suffit pas d’avoir goûté au circuit international et d’avoir marqué près de cent essais avec les Wasps pour jouer les caméléons de l’ovale. Alors, Christian est revenu en Europe et puisqu’il n’aime pas le confort, il a tenté sa chance en France en montrant ce qu’il savait faire via une pige avec l’équipe de rugby à sept du Racing, fin août. Le staff du Racing a compris qu’à 31 ans, il avait encore assez de feu dans les mollets. "Sur mon essai, je récupère une passe de Finn, le magicien. J’ai un peu de chance aussi. Est-ce que c’était annoncé ? Non pas vraiment. Mais à l’entraînement j’ai vu des trucs, j’ai déjà appris à lire son regard, il a un sacré coup d’œil. Je savais que sur ce genre de ballons avec de l’espace sur un côté, il pouvait utiliser l’arme de la passe au pied." C’était le moment de se quitter, il aurait bien parlé dix minutes de plus mais il a tenu à nous dire au revoir encore en Français, sur le ton : Regardez ce que je sais déjà dire en français ! "Bonswooar, je vey à la maison, avec ma femme !"

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