Top 14 - Stade français : Megdoud, tout un symbole

  • À l’origine du premier essai à la 9e minute, l’ailier parisien Nadir Megdoud a été décisif face à Perpignan. Photo Icon Sport
    À l’origine du premier essai à la 9e minute, l’ailier parisien Nadir Megdoud a été décisif face à Perpignan. Photo Icon Sport
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Laborieux jusque-là dans leur animation offensive, les Parisiens ont cette fois affiché une meilleure maîtrise. Et c’est Nadir Megdoud qui en a été un des symboles.

Et si le Stade français tenait son match référence ? Jusque-là, le club de la capitale, invaincu à domicile mais battu trois fois loin de Jean-Bouin, avait surtout affiché une animation offensive laborieuse. Cette fois-ci, certes face à une bien triste équipe de l’Usap rapidement en infériorité numérique en raison du carton rouge de Lucas Velarte, les Parisiens n’ont ni raté leur début de match, ni manqué la moindre occasion de scorer. Huit essais inscrits dont trois dans les vingt premières minutes, ça place le curseur assez haut sur l’échelle de la performance.

Un joueur illustre le propos : Nadir Megdoud. L’ailier venu de Rouen, peut-être l’un des tout meilleurs joueurs de Pro D2 l’an passé après avoir mis sa carrière professionnelle entre parenthèses pour retrouver le plaisir du jeu avec ses potes en Fédérale 1 du côté de Beauvais, a été un des Parisiens les plus actifs, les plus efficaces. Il n’a pas marqué, nous direz-vous. Mais dès la 9e minute de jeu, il a été à l’origine du premier essai du pilier Melikidze Le long de sa ligne de touche, il a su parfaitement doser son jeu au pied à suivre pour récupérer le ballon et se débarrasser de deux défenseurs, créant ainsi le surnombre nécessaire à la concrétisation de l’action. En suivant, il a encore, sur une action, cassé trois plaquages à la suite, avant de jouer au pied intelligemment, contraignant le demi de mêlée Rodor à pousser le ballon en touche à un mètre de la ligne d’essai catalane. La touche fut jouée rapidement par les Parisiens.

"Les joueurs se sont libérés"

Deux temps de jeu plus tard, nouvel essai. On l’a surtout vu très souvent "dézoner". "J’ai touché plus de ballons que d’habitude et j’ai pu faire plus de différence également, a-t-il commenté. Les coachs apprécient qu’on dézone et viennent apporter des solutions au demi d’ouverture. C’est ce que j’ai essayé de faire. Surtout que c’était ma première titularisation à domicile et je crois que ça transcende de jouer à la maison devant notre public." Et d’ajouter avec un large sourire : "Il y a deux ans, je faisais des matchs le dimanche à 15 heures contre Sarcelles. Je savoure donc d’autant plus."

Malgré une semaine chaotique, le manager Gonzalo Quesada a lui aussi apprécié. "Nadir, comme d’autres, représente ce qu’on a enfin pu mettre en place offensivement, a-t-il dit. Jusque-là, on avait l’impression de jouer avec le frein à main. Aujourd’hui, les joueurs se sont libérés. Ils ont su créer ces situations de menace pour la défense. Julien Arias demande aux joueurs de venir se proposer dans des zones différentes selon les situations de jeu, Nadir l’a bien fait. Et il représente assez bien les progrès que nous avons faits en attaque."

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