Coupe du monde féminine : la vie des Bleues à Auckland

  • A deux jours d’affronter l’Afrique du Sud, les Bleues révisaient leurs touches sur l’impeccable terrain du Pakuranga Union Rugby Club, là où elles ont pris leurs habitudes. Une semaine plus tôt, elles ont gravi le pont d’Auckland en guise d’activité détente.
    A deux jours d’affronter l’Afrique du Sud, les Bleues révisaient leurs touches sur l’impeccable terrain du Pakuranga Union Rugby Club, là où elles ont pris leurs habitudes. Une semaine plus tôt, elles ont gravi le pont d’Auckland en guise d’activité détente.
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Installées depuis plus de deux semaines dans la plus grande ville de Nouvelle-Zélande, les Bleues y ont pris leurs habitudes malgré un quotidien bien rempli entre de nombreuses réunions et entraînements.

Après un long voyage de plus de trente-six heures, les Bleues ont fini par poser le pied au pays au long nuage blanc il y a un peu plus de deux semaines. Elles ont pris leurs quartiers dans le très beau Grand Millenium Hotel, situé en plein centre de la ville d’Auckland, non loin de l’artère la plus connue de la métropole, Queen Street, et de la Sky Tower, l’une des principales attractions que la municipalité éclaire chaque soirée avec des couleurs différentes. À la veille de leur premier match, les Bleues ont eu le plaisir de découvrir à la nuit tombée une Sky Tower aux couleurs du drapeau français. Y aurait-il un de nos compatriotes au sein des services de la ville ? L’enquête est en cours… Autre fait amusant, les Françaises partagent leur hôtel avec deux autres équipes : les Fidjiennes, qu’elles affronteront lors de leur troisième match de poule, ainsi que les Australiennes. Chacune dispose de son propre étage mais elles se croisent très souvent dans les ascenseurs. D’après ce que l’on a compris, les regards ne sont pas encore noirs. Pas encore…

Soirées «L’amour est dans le pré»

Pour les voir désormais évoluer au quotidien, on peut vous assurer que les Bleues n’ont pas vraiment le temps de visiter. Tous les jours, elles prennent le bus pour se rendre sur leur terrain d’entraînement du Pakuranga Union Rugby Club, située à une bonne demi-heure de leur hôtel en direction du sud-est. Là, elles ont toutes les infrastructures nécessaires : salle de réunion pour les séances vidéos, espace intérieur pour s’échauffer et se déverrouiller, vestiaires spacieux, ainsi qu’un véritable billard en guise de terrain d’entraînement. Pour leurs séances de musculation, les filles se rendent dans un club de sport situé non loin de leur hôtel. Comme c’était le cas en Andorre, elles le partagent avec les usagers habituels qui ont parfois un peu de mal à accepter que des filles les surpassent au soulevé de terre… En règle générale, les Tricolores commencent leurs journées aux alentours de 7 h 30 et les terminent vers 19 h 15. Entre les divers entraînements, leurs journées sont ponctuées de nombreuses réunions. Il en existe de tous types : réunion lignes, touche, lancements, leaders, etc. Il n’est pas rare que des joueuses en comptent jusqu’à quatre par jour. Elles ont également des séances de prophylaxie (prévention des blessures), de mobilité et, bien sûr, les soins assurés par le staff médical mené par l’ex-Lyonnais Romain Loursac. Et l’on vous passe les réunions avec l’AFLD, World Rugby ou encore celles portant sur l’arbitrage…

Le staff a tout de même prévu des activités destinées à leur changer les idées : quelques jours après leurs arrivées, elles ont défié leur peur du vide en gravissant le pont d’Auckland, d’où les plus téméraires se jettent pour effectuer un saut à l’élastique de quarante mètres. Certaines se sont rendues également à la Sky Tower et mercredi dernier, elles ont joué à la "All Blacks Experience", un grand musée interactif dédié à la gloire des Tout Noirs, situé à juste deux pas de leur hôtel. Le soir, les Bleues éteignent généralement les lumières vers 22 heures. Mais malgré cet emploi du temps bien chargé, une partie de l’équipe a instauré un rituel bien français : le visionnage d’un épisode de la fameuse émission "L’amour est dans le pré", qui semble faire pas mal d’audience dans les rangs du XV de France féminin. Ensemble, elles se tordent de rire devant les aventures de Thierry, dont l’expression "coquin de sort" est déjà devenue virale sur les réseaux sociaux. Histoire de garder un petit lien avec leur France…

La vie des Bleues à Auckland
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