Nationale - À Nice, voyage au bout de l’ennui

  • Les Niçois d’Alban Conduché avaient l’occasion de se rapprocher un peu de la tête de la poule en cas de victoire mais ils se sont empêtrés dans la défense tarnaise.
    Les Niçois d’Alban Conduché avaient l’occasion de se rapprocher un peu de la tête de la poule en cas de victoire mais ils se sont empêtrés dans la défense tarnaise. MAXPPP - BOUTON
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à l’image des deux précédentes sorties à domicile, Nice a livré une pâle copie offensive, ratant ainsi l’occasion de s’offrir un premier succès devant ses fans.

Il reste trois minutes à jouer. Le Stade niçois, suite à un rare mouvement d’envergure, récompensé par une pénalité de Loïc Le Gal, vient de recoller au score avec les Albigeois. Sur un ruck aux abords de la ligne médiane, les esprits s’échauffent, les cols s’agrippent, les moustaches se frottent et le public des Aboras, enfin, se met à rugir. Cette fois, c’est sûr, avec cette furia, les Niçois vont aller chercher leur première victoire de la saison à domicile ! Las, sur un dernier ballon porté en forme de balle de match, l’édifice azuréen enterre le ballon et voit l’arbitre mettre un terme à tout espoir.

Comme un copier-coller des précédentes sorties à domicile face à Dax et Bourgoin, les Rouge et Noir ont de nouveau raté leur rendez-vous avec leurs supporters, peu gâtés en termes d’émotions depuis le début du championnat. «Il y a beaucoup de frustration car ce match devait être à notre portée, convenait le président Régis Brandinelli. Notre défense a encore été efficace mais notre attaque a manqué de vitesse et d’explosivité.» Autre constat, le paquet d’avants a de nouveau montré des signes d’inquiétude quant à son incapacité à dominer l’adversaire et à prendre en main les affaires courantes. Des lacunes d’autant plus criantes que cet aspect du jeu a toujours fait partie de l’ADN niçois, symbolisé par la solidité et la rugosité de packs volcaniques à travers les époques. «Depuis le début de la saison, nous faisons de bonnes choses mais un manque de précision vient tout mettre à mal, expliquait le deuxième ligne Thibault Rey. On s’envoie comme des clébards durant les entraînements. Tout le monde bosse bien. Il y a une grande envie de bien faire et nous mettons énormément d’engagement parfois, c’est vrai, au détriment de la lucidité.»

Une donnée qui, forcément, se répercute sur les phases offensives de la phalange maralpine. Des attaques souvent prévisibles et récitées, rarement dans l’avancée et efficace sur la durée pour désarçonner tout mur défensif qui se respecte, et se concluant généralement sur une maladresse (huit au total) ou un ballon rendu au pied (quatorze). «Nous arrivons à déplacer le ballon mais nous ne sommes pas encore assez efficaces, tranchant dans nos duels et nos décisions de jeu, reprenait le deuxième ligne nissart. Et puis, dans les zones de marque, nous ne repartons que très rarement avec des points.» L’entraîneur Arnaud Vercruysse prolongeait le propos : «Il y a eu beaucoup d’engagement et de combat mais peu de continuité. Nous n’avons pas réussi à enchaîner les séquences pour déstabiliser une défense adverse qui a bien rempli son rôle. Il y a un constat à faire et des pistes à identifier pour nous permettre d’amener davantage de vitesse et de jouer sur le rythme que nous souhaitons imposer.»

Et maintenant, place au leader

Malgré un début de saison loin des ambitions annoncées, le président Brandinelli préférait néanmoins jouer la carte de l’optimisme et de la sérénité. Pas le feu ! «Je ne suis pas inquiet fondamentalement car nous avons un groupe avec beaucoup de caractère. Pour rappel, l’an passé, Massy et Soyaux-Angoulême avaient également raté leur début de saison. Si nous étions dépassés au niveau du rugby, je me poserais des questions mais ce n’est pas le cas. Toutes nos défaites se jouent à quelques points. C’est une question de confiance et je suis sûr que les éléments vont bientôt tourner en notre faveur.»

Et quoi de mieux qu’un déplacement sans pression chez le leader Valence-Romans samedi pour enclencher une nouvelle dynamique. «Nous avons tout à y gagner, concluait Thibaut Rey. C’est le genre de match que l’on aime et un défi qu’on va se lancer tout au long de la semaine." Un voyage qui devrait malheureusement se faire sans Martin, Neparidze et Lorée, touchés face à Albi.​

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Jean-Noël RAYNE
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