Stade français : pourquoi l’orage a tonné...

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À la suite des révélations faites dans ces colonnes du départ de Laurent Labit et Karim Ghezal du staff du XV de France après la Coupe du monde 2023, le Stade français a vécu une drôle de semaine, conclue par une large victoire sur l’Usap (52-3). Récit.

Toute la semaine, alors que Laurent Labit et Karim Ghezal se trouvaient en Floride pour y rencontrer quelques-unes des franchises nord-américaines les plus «successfull», l’ombre des deux hommes a pourtant rôdé dans les couloirs du stade Jean-Bouin. De fait, nos récentes révélations au sujet du départ du giron fédéral de l’entraîneur de l’attaque du XV de France et de son collègue en charge de la touche tricolore, et surtout leur probable arrivée au Stade français après le Mondial, a provoqué un séisme dans le club de la capitale. Logique, tant le timing est apparu prématuré aux yeux de nombreux acteurs de ce dossier.

À commencer par Gonzalo Quesada, l’actuel manager de la «pink army». « Ça fait bizarre de l’apprendre par la presse, ça fait mal, commentait-il samedi soir après la très large victoire sur l’Usap (52-3). En lisant, j’ai été surpris. » Et d’ajouter : « C’était une semaine très bizarre. Surréaliste, même. Tous les jours, je lisais des trucs fantasques. Mais sans ça, je n’aurais pas autant apprécié ce match, l’état d’esprit des joueurs et les démonstrations de ces derniers jours. »

Quesada : « Je vais avoir besoin de beaucoup de vin pour avaler tout ça... »

Nos informations, qui ont «surpris» le manager actuel quand bien même il avait eu vent, par l’intermédiaire de plusieurs agents ayant été contactés directement par Laurent Labit pour évoquer l’avenir de certains joueurs se trouvant sur le marché des transferts pour la saison prochaine (lire par ailleurs, N.D.L.R.), de l’imminence de la chose, ont très vite été corroborées par la voix du président-propriétaire du club parisien, Hans-Peter Wild.

Dès mercredi, ce dernier s’est déplacé à Paris, comme évoqué dans notre édition du vendredi 7 octobre, pour rencontrer longuement Gonzalo Quesada et lui confirmer les négociations en cours avec le duo œuvrant pour l’heure avec les Bleus. Ensuite, le propriétaire allemand a officialisé dans la presse que Labit et Ghezal avaient bien été contactés, tout en ajoutant que Quesada avait voulu partir l’été dernier au terme de tensions avec Thomas Lombard, et qu’il partirait quoiqu’il arrive en juin 2023. Qualification dans le Top 6 ou non.

Un coup dur pour Quesada, sous contrat jusqu’en juin 2024. « Je mets de l’eau dans mon vin, ajoutait celui-ci samedi soir. Mais franchement, je vais avoir besoin de beaucoup de vin pour avaler tout ça... J’ai eu des semaines difficiles mais comme celle-là... C’est la pire que j’ai connue depuis que j’entraîne ».

Gustard restera, Sempere peut-être…

Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le Docteur Wild a également détaillé un peu plus les contours de son plan. En clair ? Une fois les derniers détails contractuels réglés (ceux-ci sont minimes), Laurent Labit aura les pleins pouvoirs sportifs et rencontrera les adjoints de Quesada, eux aussi toujours sous contrat jusqu’en juin 2024. Leur sort n’est pas réglé, contrairement à celui de l’actuel manager. Et certains devraient même rester en poste. Cela pourrait être le cas de Paul Gustard (entraîneur de la défense), ou encore celui de Laurent Sempéré, dont le travail avec les avants est souvent salué. Naturellement, force est de s’interroger sur la suite de cette saison. Gonzalo Quesada a été sévèrement secoué. Il l’a dit et pour la première fois de sa carrière, lui qui aime tant maîtriser sa communication a semblé samedi soir briser l’armure dont il se pâre habituellement. Quand la question lui a été posée de son investissement sur ces huit prochains mois, il est donc apparu sincère. «Désormais, je ne vais bosser que pour les joueurs et l’institution. Si les joueurs le veulent, j’irai au bout. Parce que je pense que c’est plus propre de partir de cette façon plutôt que comme j’ai voulu le faire l’été dernier.» Toutefois, Quesada ne se voile pas la face et assure que «ce sera très difficile».  croire que le Stade français n’en a peut-être pas terminé avec les semaines orageuses...

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