PRO D2 - Massy - Béziers : et si on terminait à quinze ?

  • Pour leur victoire à Carcassonne, les Massicois d'Evrard Oulaï ont terminé à douze.
    Pour leur victoire à Carcassonne, les Massicois d'Evrard Oulaï ont terminé à douze. Midi-Olympique. - Stephanie Biscaye.
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Les deux derniers succés des franciliens ont été arrachés en fin de match en situation d’infériorite numérique.

Cette équipe de Massy a développé un grand paradoxe. Elle figure parmi les formations les moins pénalisées de la division, avec une moyenne avoisinant les dix fautes par match sifflées contre elle. C’est très peu pour une lanterne rouge censée subir l’intensité du championnat. A contrario, quand elle commet des fautes, il arrive qu’elle sorte complètement du cadre et subisse de lourdes décisions arbitrales. C’est ainsi que lors de ses deux dernières sorties, à la maison contre Provence et à l’extérieur à Carcassonne, touchée deux fois par des exclusions définitives, elle a été contrainte de se recroqueviller sur elle-même en fin de partie, et de défendre ses avantages en situation d’infériorité numérique. C’est formidable, parce que cela fonctionne. Que ce soit à treize contre quinze face à Provence (23-21), ou à quatorze contre Carcassonne (17-20), la victoire est tombée à la fin. Massy s’est illustré dans le danger lors de ces deux fins de matchs désavantageuses par une capacité défensive tout à fait surprenante, par le fait de sa répétition immédiate. "Si on doit finir tous nos maths à quatorze pour les gagner, je signe tout de suite, a réagi leur entraîneur des avants Julien Maréchal. Mais cela va finir par nous péter à la figure. C’est un travers que l’on doit corriger. À chaque fois que l’on a pris des cartons, ce sont pour des fautes cyniques, qui sont la conséquence de notre très grande envie. On est prévenu, et il n’y a pas de grand discours à faire là-dessus. Nous sommes déjà très disciplinés, nous devons devenir exemplaires."

Un degré d’exigence

Dans la construction de cette équipe, à mesure de son avancée, la préoccupation de cette exemplarité devient essentielle. Les Massicois ont déjà franchi bien des barrières depuis le démarrage de ce championnat et leur entrée en matière très insuffisante contre Rouen. Leur volonté offensive leur avait déjà ouvert des portes, contre Nevers et Aurillac, malgré les défaites. Face à Provence et Carcassonne, ils ont construit leurs succès de main de maître, en imposant leurs vues dans le grand champ. Par les retours d’une bonne partie des quatorze joueurs qui ont garni l’infirmerie, tout en restant fidèles à ses principes de jeu malgré son classement délicat, l’équipe de l’Essonne s’est affirmée toujours un peu plus à chacune de ses prestations. "Les joueurs valident les contenus, se félicite Julien Maréchal. Nous progressons toujours, c’est l’essentiel. Ils doivent conserver ce degré d’exigence. Ce week-end, nous allons rencontrer une équipe de Béziers qui voudra sans doute nous bloquer chez nous et provoquer nos fautes. Nous devrons être très propres dans nos relances et les zones de soutiens pour insuffler notre rythme au match. Et pour le tenir jusqu’au bout, le mieux serait de rester à quinze jusqu’au terme des débats."

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Guillaume CYPRIEN
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