Top 14 - À Toulon, Mathieu Tanguy a coupé le cordon

  • Mathieu Tanguy est épanoui à Toulon. Il est impatient de retrouver son ancien club.
    Mathieu Tanguy est épanoui à Toulon. Il est impatient de retrouver son ancien club. Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Parti déçu mais sans regret des Maritimes, le deuxième ligne, épanoui à toulon, s’apprête à vivre un moment particulier en affrontant le Stade rochelais, un club où il a tamponné vingt licences de rugbyman.

Sur la pelouse, ce dimanche, il sera sans aucun doute celui qui connaît le mieux Marcel-Deflandre. Pourtant pour la première fois de sa vie, Mathieu Tanguy revient chez lui avec un autre maillot que celui frappé de la caravelle jaune. « Je connaissais la date par cœur, sourit le natif de La Rochelle. J’ai récupéré les places des visiteurs pour ma famille (rires). Je voulais tout faire pour être en forme. C’est un match très important pour moi. C’est délicat de mettre des mots dessus. C’est un sentiment bizarre. Mais, je ne me fais pas de plan. Je suis sûr que les supporters réserveront un bon accueil à West, Sinz’, Priso et moi. » Avec le pilier gauche, le colosse (1, 95 m, 117 kg) s’apprête à pousser face à l’attelage Atonio-Skelton. Une perspective qui excite ce leader de combat : « On a des choses à prouver face au meilleur axe droit du monde. On ne sera pas revanchards, mais si l’on veut gagner des titres, il faut battre les meilleurs. Défaite à Bayonne, dimanche, 21 heures, Deflandre… Ils seront prêts, mais ne vous faites pas de soucis, nous aussi ! » Pendant huit ans, le natif de La Rochelle a pratiqué le phénomène Atonio. Une relation qui dépasse le terrain. « C’est un frère d’armes. On s’est fait la promesse de ne pas s’appeler pendant dix jours, mais je dors chez lui après le match (rires). Avant minuit, on a des choses à régler. Je sais qu’il va me chambrer avec ses clins d’œil, ses blagues. C’est un coquin Uini ! Mais, je n’oublierai jamais sa présence dans mes moments compliqués. »

Pudique, l’ex-Bleuet fait référence à sa condamnation pour des faits de violence en juin 2021. À 25 ans, il passe une année quasiment au placard sous les ordres de Ronan O’Gara. « J’ai commis des erreurs. Je ne me mens pas. Après ça, j’ai perdu totalement le plaisir du rugby. Les six derniers mois, je pointais comme à l’usine. Tu prends l’oseille, mais bon… Tu ne fais pas de sacrifices pour ça ! J’y allais à reculons. Heureusement, j’avais la famille et des amis comme Uini. »

« Toulon, ça va au-delà de mes espérances »

Dans le tunnel, Tanguy a aperçu l’éclaircie venant du soleil toulonnais. Avec sa compagne, et son petit Pablo, il a décidé de faire table rase du passé. « Quand le RCT est entré dans la danse, c’était une évidence. Je voulais un club et des supporters qui aiment les gros ! Je voulais me mettre dans le dur et au boulot après des années où je suis resté sur mes acquis. J’étais inquiet en partant dans l’inconnu, mais Toulon va au-delà de mes espérances. La famille est bien. Ici, le groupe vit dans une ambiance de folie. Pierre et Franck répondent à mes attentes sur l’aspect humain. » Ce lien est indispensable pour l’intéressé : « J’ai retrouvé du dialogue. Rien que ça, c’est énorme. Il y a un turnover dans le groupe, mais les explications sont limpides entre quatre yeux. C’est sain. J’ai retrouvé de l’honnêteté et de la sincérité. Je n’avais plus ça à La Rochelle. » Le môme de la ville blanche est bien décidé à jouer un vilain tour aux siens. « Avec les anciens Rochelais, on s’est investis pour donner des astuces au staff. J’ai filé des conseils sur la touche, le système défensif et les qualités de certains mecs. Tous les moyens sont bons pour aller chercher des points chez des gros. 

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Mathias MERLO
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