Top 14 - Avec Bayonne, Guillaume Martocq a saisi sa chance

  • Guillaume Martocq, enfant de l’Aviron, vit une sacrée aventure.
    Guillaume Martocq, enfant de l’Aviron, vit une sacrée aventure. Icon Sport - Icon Sport
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Guillaume Martocq, enfant de l’Aviron, vit une sacrée aventure. Après deux années de prêt en Pro D2 à Carcassonne, il a su saisir sa chance. Il honorera, à Castres, son sixième rendez-vous en Top 14.

Il est aujourd’hui sur le terrain, en Top 14 ! Alors que ses souvenirs d’enfance dans les tribunes de Jean-Dauger remontent, encore frais. « Depuis tout petit, raconte Guillaume Martocq, je suis supporter de l’Aviron. Et ma famille aussi. Ça m’a semblé logique que je signe dans ce club lorsque j’ai intégré le Pôle Espoirs de Bayonne. C’est le club de la région, pour moi en tout cas. J’avais envie de porter ces couleurs. » Et sans renier celles de ses débuts à Sauveterre-de-Béarn qu’il a quitté lorsqu’il était cadet.

Aujourd’hui, à 23 ans, il fait partie du paysage avec cinq feuilles de match sur six, dont trois en tant que titulaire. Il sera encore du voyage à Castres ce samedi. En pourtant, il n’était pas le premier choix, au milieu de la concurrence féroce comme dans tout club de l’élite. Mais le Béarnais de Bayonne a du caractère et sait tenir la barre. « Je ferai tout pour saisir ma chance dès qu’on me la donnera, explique-t-il. C’est un honneur de faire partie du groupe. »

Mais avant d’arriver à s’imposer à Bayonne, Guillaume Martocq a suivi des chemins de traverse. Lancé par Vincent Etcheto pour ses premiers matchs chez les pros, alors que Bayonne évoluait en Pro D2, il a accepté d’être prêté à Carcassonne, voici deux saisons. Même si l’entraîneur de l’époque voyait en lui « le meilleur de sa génération ». Ces deux années au pied de la Cité ont exigé des sacrifices, mais il ne regrette en rien ce choix. Il y a disputé quasiment tous les matchs et en tant que titulaire. « Ça n’a pas été simple mais il fallait que je m’impose là-bas. La Pro D2 est plus formatrice que le championnat espoirs. J’ai pris confiance en moi. En revenant, je n’étais plus le même joueur… ni le même homme. Mais je n’attendais qu’une seule chose : revenir à Bayonne. » 

Des Bayonnais sereins à Castres

Un retour réussi. Avec d’autres responsabilités encore. Celle de pérenniser l’Aviron dans l’élite. « Entre nous, on ne parle que du maintien. C’est clair. On garde les pieds sur terre. »

Si le déplacement à Castres, ce samedi, se fait plus serein vu les trois victoires importantes à domicile, il ne sera pas galvaudé, comme aucun dans la saison, ainsi que le répète Grégory Patat. « On y va sans pression, précise le trois-quarts centre. Avec une envie de faire un bon match toutefois On n’a rien à perdre. »

Auteur de son premier essai en Top 14 contre La Rochelle – « J’en ai été très fier, j’ai eu du mal à réaliser !  – il est amené à en inscrire d’autres.

Un rêve de l’enfant qu’il était il y a peu, les yeux écarquillés sur le terrain qu’il foule désormais.

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Edmond LATAILLADE
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