Top 14 - Niveau affluences, le Racing 92 souffre

  • De nombreux sièges n’ont pas trouvé preneurs pour la rencontre du Racing face à Pau à Paris-La Défense-Arena.
    De nombreux sièges n’ont pas trouvé preneurs pour la rencontre du Racing face à Pau à Paris-La Défense-Arena. Icon Sport - Icon Sport
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Depuis le début de saison, les affluences du Racing 92 sont en souffrance pour ne pas dire plus. Comment expliquer que le club des Hauts-de-Seine connaisse actuellement de telles difficultés à garnir son enceinte pourtant réçente et ultra fonctionnelle ?

Paris-La Défense-Arena est présentée depuis son inauguration comme une salle de spectacle dont le rugby, à raison de quinze fois en moyenne par saison, est un produit parmi d’autres. Mais si les stars de la scène musicale internationale combleront l’enceinte du quartier d’affaires d’ici quelques semaines (Stromae, Céline Dion, le rappeur Orelsan…), les rugbymen ont de leur côté beaucoup de mal à garnir les travées de Nanterre depuis le début de saison : en ouverture du championnat face à Castres, on comptait 5 500 spectateurs à l’Arena et à peine un millier de plus contre Lyon quinze jours plus tard ou face à Pau, le week-end dernier. Lors de l’exercice 2021-2022, le Racing 92 comptait pourtant, avec 157 000 spectateurs payants, la septième meilleure affluence du championnat, loin derrière Bordeaux (312 000 spectateurs) ou Toulouse (245 000 spectateurs), certes, mais devant des clubs tels le Stade français, Montpellier, Castres ou Perpignan.
Dès lors, comment expliquer une telle dégringolade au classement des affluences ? Comment expliquer qu’après trois journées, l’Arena, malgré une « expérience stade » hors normes et que nous avions consacrée l’an passé comme la meilleure du Top 14, pointe à la dernière place des affluences du Top 14 ? Et comment légitimer, in fine, que le voisin Jean-Bouin ait aujourd’hui dépassé le Racing avec, selon les chiffres donnés par les dirigeants parisiens, 11 500, 9800 et 10 000 spectateurs présents lors des rencontres disputées face à Clermont, Bayonne ou Perpignan ?

Les « doublons » avec le Stade français

Il existe, en réalité, de nombreuses façons d’expliquer le léger désamour que connaît en ce moment l’enceinte francilienne, forte de 30 000 places assises en configuration rugby. Laurent Dupont, directeur de la communication de l’enceinte, explique en préambule : « La baisse des affluences est liée à la décision de mettre fin à une politique d’invitations massives. Les affluences moyennes payantes sont, elles, stables par rapport à l’an dernier, et même déjà en légère progression depuis la réception de Pau. La fin des invitations est une décision difficile mais naturelle, guidée par un souci de loyauté à l’égard de tous nos fans qui achètent leur place. Ils sont le cœur du Racing92 et nous devons les respecter. Par ailleurs, qui continuerait à s’engager auprès de nous sur le long terme tandis que des invitations sont accessibles par milliers ? Désormais, à nous de réunir les conditions pour que ces 3 500 invitations supprimées par match soient bientôt remplacées par autant, puis plus d’achat de places. »

Par ailleurs, la Ligue nationale de rugby a, cette saison, multiplié les « doublons franciliens », le Stade français et le Racing jouant très souvent le même jour et à la même heure quand par nature le public rugby, dans la capitale et ses environs, n’est ni infini, ni vraiment dissocié entre les produits Racing ou Stade français. « Avec le Stade français, poursuit Dupont, la lutte est sur tous les terrains, y compris dans la conquête des spectateurs. Deux matchs du Top 14 un même week-end n’est jamais idéal. Cependant, nous évoluons sur un marché de plus de dix millions de personnes et nous considérons qu’il y a de la place pour tous ». Dans ce cas…

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