Fall, l’arme de destruction massive

  • Madoussou FALL, joueuse clé de ce XV de France.
    Madoussou FALL, joueuse clé de ce XV de France. Icon Sport - Icon Sport
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Elle va encore avoir un rôle central à jouer contre l’Angleterre, nation qu’elle n’a jamais vaincue…

Aussi puissantes et confiantes soient-elles, on est persuadé que les Anglaises ne se font pas une joie d’affronter les Françaises et encore moins la deuxième ligne Madoussou Fall, l’une de ses meilleures porteuses de balle. Vous l’avez compris ci-dessus, la Girondine a les nerfs de perdre systématiquement contre les Red Roses. Mardi, elle est arrivée en conférence de presse aux côtés de Safi N’Diaye. Quand on vérifia auprès d’elle si elle avait déjà gagné contre l’Angleterre, elle nous répondit ceci avec un grand sourire : "Non, mais ça arrive là, c’est prévu pour ce week-end !" Voilà qui pose le décor. Tous ceux qui suivent le rugby féminin français savent que Madoussou Fall est un sacré phénomène. Même plus en équipe de France qu’en club, car la tunique bleue semble la galvaniser. À vrai dire, on ne se souvient pas d’un mauvais match de la Girondine avec le XV de France Féminin.

"Pour moi, les plaquages étaient comme une parole"

Après dix-neuf sélections, Fall nous étonne toujours. Même si elle est attendue par ses adversaires, elle parvient toujours à les dominer physiquement. Ce combat inhérent à son poste de deuxième ligne, elle l’a toujours adoré : "Quand j’étais petite, le rugby était le seul sport qui arrivait me défouler, celui dans lequel je me sentais bien. Et pour moi, les plaquages étaient comme une parole. J’étais introverti, je ne parlais pas. Mais quand j’allais au rugby, chaque plaquage me permettait de m’exprimer, de faire sortir une sorte de haine en moi. Au fur et à mesure des années, j’ai gardé ça, et le rugby reste un moyen de me défouler."

À ce sujet, on lui fit remarquer qu’elle le faisait souvent pendant quatre-vingts minutes, et pas cinquante ou soixante… Grand éclat de rire : "Là, je le fais pour l’équipe, faut se battre, il faut y aller. J’ai beaucoup travaillé l’endurance. Car ce n’est jamais facile pour des gabarits comme moi ou Safi. Mais on m’a fait bosser et je sais que je dois en faire plus que d’autres." En tout cas, la grande Girondine vit un rêve éveillée : "Je n’en reviens pas d’être ici, d’avoir joué à l’Eden Park… C’est ma première Coupe du monde, j’en ai tant rêvé. Je ne peux pas rêver mieux." Ah si Madoussou, d’une première victoire contre l’Angleterre par exemple !

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