Pro D2 - Le bonus improbable des Aurillacois

  • Pro D2 - Elijah Niko a inscrit l'essai synonyme du bonus offensif dans les derniers instants.
    Pro D2 - Elijah Niko a inscrit l'essai synonyme du bonus offensif dans les derniers instants. Icon Sport - Loic Cousin
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Le Stade aurillacois s’est sorti du guêpier montalbanais dans les dernières minutes, couronné, qui plus est, d’un bonus offensif inespéré.

Alors celle-ci, elle sort de nulle part. En à peine un quart d’heure, le dernier, le Stade aurillacois a fait plier Montauban qui jusqu’à l’heure de jeu, menait quasi parfaitement sa barque. "Cela a été plutôt correct durant une heure. Ensuite, on a perdu le fil du match, des petites erreurs qui font que le match bascule. Il va falloir travailler encore", lâchait laconiquement David Aucagne "très déçu" pour ses joueurs.

Une déception d’autant plus grande que sur le premier acte, la domination des Tarn-et-Garonnais est à sens unique. Dans des conditions très humides, le plan de jeu est parfaitement maîtrisé. Montauban gagne dans le combat, sur les mêlées et dans le jeu d’occupation, sortant vainqueur quasiment à chaque fois du ping-pong rugby. Mais ce à toi, à moi va s’avérer trop stérile et Montauban va le payer cher par la suite. "On n’a pas pu marquer, des essais surtout, car on sait que c’est important pour prendre l’avantage au score, mais surtout un avantage psychologique", acquiesçait l’entraîneur montalbanais.

Effectivement, il n’y avait que 6-0 pour l’USM à la pause. Une domination stérile comptablement qui va laisser les Aurillacois dans un match où seules, jusque-là, la détermination et l’enthousiasme de Giorgi Gogoladze faisaient plaisir à voir.

L’effet Javakhia

Une remontée de bretelles plus tard et un fait de jeu vont balayer près de 50 minutes d’à peu près, voire de pas grand-chose. "À la mi-temps, on essaye de trouver des solutions, confiait Alain Belguiral, en charge de la mêlée aurillacoise. On est pris dans pas mal de domaines, dans les collisions on souffre… on se doit de retrouver une énergie positive."

Cette énergie-là va tenir en trois phases. Tout d’abord par l’entrée pas prévue de Giorgi Javakhia en deuxième ligne, en lieu et place de Singer touché à la jambe. Cela secoue, cela percute et la marche en avant s’enclenche. Le collectif aurillacois retrouve des couleurs et le buteur Marc Palmier valide le tout en égalisant rapidement (6-6, 55e). Ensuite, les expulsions simultanées de Javakhia d’un côté et Victor Laval de l’autre (60e) changent la donne et positivement pour Aurillac.

Les locaux se transcendent. Le jeune Henzo Kiteau, entré en jeu depuis trente secondes, libère la maison rouge et bleu avec un premier essai en force. Aurillac métamorphosé qui campe en terre adverse, qui prend les points, plante un nouvel essai par Jimmy Yobo puis se dit que le bonus offensif est possible. Ce que validera le centre Elijah Niko sur la sirène. "C’est incroyable, mais on le prend avec plaisir. Je suis content de la résilience que mettent les joueurs dans une telle situation. C’est fou cette capacité qu’à ce groupe à réagir", concluait Belguiral. Fou, certes, mais usant !

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Jean-Marc Authié
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