Pro D2 - L'enseignement du week-end : Provence rugby est enfin parti

  • Pro D2 - Le demi de mêlée Joris Cazenave s'est dit très satisfait de son équipe pour ce match à l'extérieur.
    Pro D2 - Le demi de mêlée Joris Cazenave s'est dit très satisfait de son équipe pour ce match à l'extérieur. Icon Sport - Romain Biard
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Grande déception du premier bloc, les Provençaux ont réussi à surfer sur la vague de leur prometteur match nul face à Oyonnax pour enfin lancer leur saison à Grenoble.

Certes, les Aixois ne pointent encore qu’à une modeste douzième place, bien loin des standards dans lesquels on les imaginait au début de la saison. Reste qu’en s’imposant au stade des Alpes où les Isérois s’étaient jusqu’alors montrés invincibles (13-26), les hommes de Mauricio Reggiardo ont réalisé le très gros coup de cette journée, prouvant que la révolte observée la semaine précédente face à Oyonnax (19-19) n’avait rien d’un feu de paille. "Nous avons des moyens, de bonnes structures d’entraînement, il faut les assumer, pointait le manager aixois. La semaine dernière contre Oyonnax, nous avions manqué dix points au pied… La pièce était si souvent tombée du mauvais côté en ce début de saison qu’elle allait forcément tourner un jour en notre faveur, si on provoquait notre chance en continuant de bien travailler. Les coachs ont très bien préparé ce match à Grenoble, et on a réussi à faire déjouer cette très belle équipe après nous être relevés de beaucoup de choses. Alexandre Flanquart s’est blessé mercredi, notre capitaine Bilel Taïeb était malade au départ du bus et n’a pas pu venir avec nous. Mais on s’est renforcés dans cette adversité, tout le monde s’est donné à 110 %." Un esprit de corps et de sacrifice qui s’est forcément haussé à l’idée d’affronter un gros bras du championnat, mais aussi devant la nécessité d’engranger rapidement des points au classement, ainsi que l’assumait le demi de mêlée Joris Cazenave. "On avait réalisé un bon match face à Oyo, on voulait encore se jauger face à une équipe de haut de tableau. Mais on avait surtout des points à récupérer le plus tôt possible à l’extérieur, comme on doit désormais essayer d’en récupérer à Nevers. Même si on sait que ça va être très compliqué là-bas aussi."

"Un joueur qui n’est pas capable de férocité n’est pas digne de l’équipe"

Décomplexés, les Provençaux ? On ne peut que souligner à leur crédit qu’ils l’étaient déjà avant cette rencontre au stade des Alpes, où ils ne s’étaient pas cachés derrière leur petit doigt, forts d’une série de trois victoires consécutives face au FCG qu’ils viennent désormais d’étendre à quatre unités. "C’est sûr que lorsque tu enchaînes les victoires contre la même équipe, ça peut lui mettre un peu le doute et il faut savoir appuyer là-dessus, souriait Cazenave. On connaissait un peu la solution. L’idée, c’était tout simplement de leur imposer beaucoup de combat et de les mettre sous pression sur chaque action par notre jeu au pied. On les savait puissants au milieu du terrain alors on a cherché à monter très fort dans cette zone. Et le reste du temps, on a cherché à provoquer leurs erreurs en nous exposant le moins possible. Je ne vais pas dire qu’on a fait le match parfait à l’extérieur, mais c’était très bien quand même." Une stratégie très proche, pour tout dire, du scénario du mois d’avril dernier, qui avait vu les Provençaux repartir avec un succès du stade des Alpes (6-9). "L’an dernier, nous étions déjà venus avec beaucoup de férocité ici, soufflait Reggiardo. On a utilisé la même recette, mais ce n’était pas forcément lié aux caractéristiques de cette équipe de Grenoble ni à notre passif avec elle. C’est surtout que, depuis notre déplacement à Massy où nous sommes passés à côté, on s’est promis qu’un joueur qui n’était pas capable de jouer avec un minimum de férocité n’était pas digne de jouer dans cette équipe. Aujourd’hui, je commence à me reconnaître en elle. J’ai toujours eu confiance en mes joueurs et mon staff, mais il faut prendre ce succès avec beaucoup d’humilité." Parce que, d’ici au top 6, le chemin est encore très long, qui passera par Nevers dès la prochaine étape.

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