Pro D2 - Le FCG s’est sabordé

  • En manque de confiance depuis le début du championnat, Joris Cazenave et ses coéquipiers se sont offert une victoire précieuse.
    En manque de confiance depuis le début du championnat, Joris Cazenave et ses coéquipiers se sont offert une victoire précieuse. - Jack Robert
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Sans agressivité ni révolte et auteurs de trois véritables cadeaux à leurs hôtes, les Grenoblois ont vécu une soirée cauchemardesque.

C’est un manager forcément remonté qui s’est pointé lors de la conférence de presse, quelques minutes seulement après le coup de sifflet final. Agacé, forcément, par une soirée catastrophe débutée avant même le coup d’envoi par la perte du talonneur titulaire Mathis Sarragallet (lire ci-dessous), ponctuée par trois essais cadeaux et conclue par un dernier couac après la sirène, avec un ballon expédié en touche par les joueurs que Fabien Gengenbacher n’avait pas digéré, l’assimilant à du renoncement. "Oui, on fait des cadeaux, mais c’est surtout l’état d’esprit global qui me dérange, déplorait le manager. Ce qui s’est passé sur la dernière action, je ne peux pas l’accepter. Quand est joueur du FCG, on donne tout jusqu’au bout." Une critique à laquelle n’adhérait pas forcément le capitaine Steeve Blanc-Mappaz, plus froid dans son analyse. "On n’avait rien à jouer, même un essai transformé ne nous aurait pas mis dans les clous du bonus défensif. On risquait juste de prendre un carton ou concéder un essai synonyme de bonus offensif pour eux. Le staff n’était pas d’accord avec ce choix, mais c’est comme ça…"

Charnière en souffrance

L’essentiel résidant bien évidemment ailleurs, à savoir dans ces 80 minutes où le FCG fut dominé de la tête et des épaules dans l’agressivité, à l’image de ce contre-ruck subi dès le coup d’envoi. "On est tombés contre une équipe qui n’a juré que par le combat, et on n’a pas su répondre à 100 % à ce niveau, témoignait le jeune Enzo Camilleri, envoyé au feu au pied levé pendant 80 minutes. On n’a pas vraiment eu de rébellion collective, d’agressivité dans le bon sens du terme." "Pour combattre ou pour engager une rébellion, il faut se préparer car ce n’est pas quelque chose de naturel, prolongeait Gengenbacher. On n’était pas suffisamment préparés ce soir, alors c’est quelque chose que je vais prendre pour moi. Je n’ai pas suffisamment su donner le goût du sang à l’équipe." La faute aussi à un début de semaine atypique avec l’absence d’une moitié du staff pris par ses diverses formations, ou à cette première place à la fin du dernier bloc qui a peut-être incité certains joueurs à s’endormir sur leurs lauriers ? Peut-être bien, après tout. Reste qu’au-delà du constat du manque de préparation et d’agressivité, force est surtout de constater que le FCG n’arrive pas à franchir un cap dans son jeu, avec cette éternelle indiscipline qui le plombe (carton rouge pour Lainault trois minutes après son entrée en jeu…) et ce déchet technique récurrent, dont la charnière Escande-Barthélémy fut (comme toujours en rugby) le parfait symbole vendredi. "Ce scenario rappelle un peu la saison dernière, on n’est pas maître de nos émotions et on s’affole pour rien, rappelait Blanc-Mappaz. Il faut rapidement qu’on grandisse parce que des matchs comme ça, avec l’hiver qui arrive, on va encore en jouer beaucoup. Alors, soit on apprend et on avance, soit on va encore se faire ch... toute la saison.." Une perspective à laquelle personne, au FCG, n’a évidemment envie de souscrire...

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