Top 14 - Bayonne : Kaminieli Rasaku en clair-obscur

  • Pour sa première en Top 14, l’ailier champion du monde à VII Fidjien a livré une prestation en demi-teinte...
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Kaminieli Rasaku - ailier de Bayonne - Pour sa première en Top 14, l’ailier champion du monde à VII Fidjien a livré une prestation en demi-teinte...

C’est avec pas moins de six changements par rapport à l’équipe qui avait affronté et battu La Rochelle la semaine passée que les Bayonnais se sont déplacés à Castres. Au milieu des Robertson, Noa, Mikautadze et autres Scholtz, Grégory Patat avait choisi de faire confiance à Peyo Muscarditz, de retour après une longue blessure et Kaminieli Rasaku, star du VII fidjien qui jouait là sa première rencontre à XV. Le moins que l’on puisse dire et que le Fidjien a connu une après-midi contrastée sur la pelouse de Pierre-Fabre. Héros des siens lorsqu’il a inscrit le seul essai bayonnais au bout du bout de la première mi-temps, permettant à l’Aviron bayonnais de tourner en collant au score à la mi-temps et de respecter à la lettre le plan mis en place par ses coachs, le néo quinziste a ensuite connu une deuxième période cauchemardesque. Car alors que les Bayonnais faisaient plus qu’embêter les Tarnais, qu’ils tenaient le ballon et qu’ils avaient des opportunités pour prendre le score, le jeune ailier a commis une erreur lourde de conséquences : sur une des premières actions construites du CO de ce début de deuxième période, Benjamin Urdapilleta allongeait sa passe vers Geoffrey Palis. Rasaku décidait de tenter une interception vouée à l’échec. Bilan : en-avant volontaire et double peine : carton jaune assorti d’un essai de pénalité. L’Aviron ne s’en remettrait pas, d’autant plus que les Tarnais sentaient bien que le match venait de basculer et qu’ils se faisaient un plaisir d’enclencher la marche en avant pour creuser définitivement l’écart avec un drop-goal assassin de l’ouvreur tarnais, reléguant les Bayonnais trop loin derrière le CO.

Le staff n’a aucun regret

Grégory Patat, son manager, ne regrettait pas d’avoir pris le risque de le titulariser : « Il fallait bien qu’on l’envoie sur le terrain à un moment ou à un autre. On n’a pas choisi un contexte très favorable en le lançant face à Castres, une équipe invaincue chez elle depuis deux ans. Il y a eu du bon et du moins bon. On va l’accompagner. Kem’s a été en difficulté sous les ballons hauts et il y a eu une incompréhension sur un lancement où il y a un mauvais timing et est sanctionné. On sait où il en est ou n’avons aucun regret. » Bon, cette première ne restera pas dans les annales, mais gageons que lorsqu’il sera acclimaté au XV, Rasaku fera très mal. David Darricarrère, entraîneur des trois-quarts bayonnais, ne s’y trompait pas : « Il apprend, ce n’est pas évident d’attaquer un match de ce niveau. C’est un joueur qui est nouveau à XV, qui débute dans ce championnat mais qui a d’énormes qualités. » 

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