Top 14 - Benjamin Urdapilleta (Castres) : le « Maestro » est éternel

  • Auteur de 22 points et d’un 100 % au pied, Benjamin Urdapilleta a livré une prestation trois étoiles face à Bayonne. Dans cette forme là, l’Argentin fait très mal.
    Auteur de 22 points et d’un 100 % au pied, Benjamin Urdapilleta a livré une prestation trois étoiles face à Bayonne. Dans cette forme là, l’Argentin fait très mal. Midi Olympique/Aurélien Delandhuy - AURELIEN DELANDHUY DROITS RESERVES
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Benjamin Urdapilleta - Ouvreur du Castres olympique - À peine revenu du rugby championship, le numéro 10 du CO a livré une prestation de haute volée contre l’aviron.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur lui. À 36 ans bien sonnés, Benjamin Urdapilleta a prouvé samedi en fin d’après-midi qu’il était encore et toujours l’un des meilleurs ouvreurs du championnat. La victoire des Tarnais face à Bayonne, nette mais qui mit longtemps à se dessiner, doit beaucoup au stratège argentin. Dans son style sobre, il a su parfaitement gérer le jeu des Castrais, inscrivant 22 points à travers un 100 % au pied (5P/5, 2T/2, 1DG/1). Il ne lui manqua que d’aplatir un essai pour réussir le full-house mais l’essentiel est ailleurs avec ce joueur tant son emprise sur le jeu de son équipe est flagrante. C’est lui qui permit à Geoffrey Palis d’inscrire le dernier essai grâce à un coup de pied rasant dans le dos de la défense, c’est aussi lui qui sonna la révolte des Castrais en prenant le jeu à son compte au plus fort de la domination des Bayonnais.

L’hommage de Grégory patat

Grégory Patat, le manager bayonnais, ne pouvait que rendre hommage à celui qui fut le principal bourreau de son équipe plus tôt dans l’après-midi : « Il a été dans son rôle, c’est le rôle des stratèges aux postes de 9 et 10. Dès qu’il nous a sentis un peu moins bien, il a su enfoncer le clou en appuyant là où cela faisait mal. Des pénalités, un drop-goal, un petit rasant… Il fait partie de ces joueurs qu’il faut savoir tenir constamment sous pression, sinon ce sont eux qui vous mettent sous une pression folle. Urdapilleta a pris ses responsabilités, c’est un grand leader. » Geoffrey Palis, qui fut à la réception d’un maître coup de pied rasant distillé par son ouvreur pour pointer le troisième essai des Castrais, louait lui aussi la qualité de la prestation de l’Argentin : « "Benja" a fait du "Benja". Il a géré le jeu à la perfection et a pris l’animation à son compte. Il a tout enquillé et on a eu bien besoin car on a été défaillants dans beaucoup de secteurs, notamment autour des rucks et lors de notre entame de deuxième mi-temps qui n’a pas été bonne. » Fidèle à ses valeurs de compétiteurs plein d’humilité, « Urda » ne voulait pas tirer la couverture à lui au moment d’évoquer la qualité de sa prestation et faisait la « fine bouche » : « Je n’ai pas tout réussi, j’ai loupé quelques plaquages, je n’ai peut-être pas fait les bons choix de temps en temps. Bon, bien sûr, je suis content pour les coups de pied, les pénalités et les transformations. Je suis content quand je joue bien mais le plus important c’est la victoire. » On n’oubliera pas, non plus, son maître drop-goal qui mit l’Aviron bayonnais définitivement sous l’éteignoir : « J’avais préparé ce drop-goal. Je savais que les Bayonnais étaient contre le vent. J’ai bien mis les crampons, je me suis touché un peu le visage comme je fais pour les transformations et les pénalités… (rires) Après j’ai eu de la réussite ! 

Avec son ouvreur, le CO dispose d’une sacrée assurance tout risque et peut voyager, comme on dit dans le jargon…

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