Top 14 - L’UBB monte en puissance

  • Face au Racing 92, le public de Chaban-Delmas a retrouvé un Matthieu Jalibert en pleine forme.
    Face au Racing 92, le public de Chaban-Delmas a retrouvé un Matthieu Jalibert en pleine forme. Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Sans totalement nous faire succomber, l’Union Bordeaux-Bègles a prouvé samedi soir qu’elle avait aujourd’hui changé de braquet...

On ne dira pas encore de ce Bordeaux-là qu’il est archi dominant, tranquille comme Baptiste ou totalement affranchi des turbulences ayant, en fin de saison dernière, agité l’intimité de son vestiaire. De toute évidence, ce large succès face au Racing 92 ne règle en rien la frilosité des relations entre Christophe Urios et son président, Laurent Marti, comme il ne fera jamais oublier le triste match des Girondins à Bayonne, survenu il y a trois semaines. Quoi qu’on en pense, ce troisième succès de la saison tend indéniablement à prouver qu’après un début de saison plutôt poussif, l’Union Bordeaux-Bègles a aujourd’hui partiellement retrouvé la puissance qui était la sienne les deux saisons dernières. Samedi soir, en conférence de presse, le co-entraîneur de l’équipe Frédéric Charrier expliquait : « Je ne sais pas si c’est un match référence mais en tout cas, c’est un match plein sur quatre-vingts minutes. […] Contre le Racing, j’ai trouvé les joueurs déterminés, concentrés. Ce n’était pas vraiment arrivé depuis le début de saison. » Samedi soir, dans un stade Chaban-Delmas quasiment plein, les coéquipiers de Jefferson Poirot ont donc marqué les Ciel et Blanc, dominé sur la plupart des impacts et retrouvé un alignement qui avait quelque peu toussé, depuis les départs conjoints de Cameron Woki et Alexandre Roumat…

Jalibert : ça, c’est vraiment toi !

Surtout, l’Union Bordeaux-Bègles semble à nouveau pouvoir compter sur des hommes portés disparus -pour des raisons diverses- depuis des semaines. En troisième-ligne, Bastien Vergnes-Taillefer, fort comme dix hommes, a une nouvelle fois prouvé que son futur s’écrirait en numéro 8. Au centre du terrain, Pablo Uberti a de son côté causé de nombreux problèmes aux Racingmen et offert à Christophe Urios un profil moins massif que celui de Tani Vili mais donnant une tout autre vitesse à l’attaque bordelaise. Et puis, aux côtés de l’ancien Grenoblois, Matthieu Jalibert a réalisé sa première bonne performance de la saison : vif et facile balle en mains, très bon dans les tirs au but, l’enfant du club a donc samedi soir envoyé un signal fort au staff tricolore.

Et quoi ? Après deux mois passés loin des terrains, son rival Romain Ntamack aura besoin de temps avant de retrouver son meilleur niveau et à ce titre, Jalibert pourrait peut-être incarner une solution provisoire à l’ouverture, à moins que Fabien Galthié ne décide, comme il en a longtemps été question en coulisses, d’épargner Melvyn Jaminet (blessé à la cheville samedi après-midi) sur les premières rencontres et décaler le meneur de jeu de l’UBB à l’arrière, au moins face au Japon.

Et si c’était ça, la vraie nouveauté de la tournée d’automne ?

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Marc DUZAN
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?