La vie des Bleues : bienvenue dans le Northland

  • En rejoignant le Northland et la ville de Whangarei, les Bleues ont découvert une nouvelle culture et ont été dépayssées par rapport à leur début de compétition à Auckland. Photo DR
    En rejoignant le Northland et la ville de Whangarei, les Bleues ont découvert une nouvelle culture et ont été dépayssées par rapport à leur début de compétition à Auckland. Photo DR
  • Bienvenue dans le Northland
    Bienvenue dans le Northland
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En s’installant pour les prochaines semaines à Whangarei, les Bleues ont radicalement changé d’environnement par rapport à la vie citadine d’Auckland. Plus sauvage, plus authentique, la ville côtière et son équipe de rugby du Northland regorgent de référence à la culture maori. Immersion.

Finis les bouchons, terminés les grandes avenues et le ciment. Place à la nature, la verdure, et au calme de la baie de Whangarei (prononcez "Fangareï"). Depuis lundi dernier, les Bleues ont complètement changé d’environnement en parcourant les 176 kilomètres qui séparent Auckland, plus grande ville du pays, de Whangarei, 23e ville qui compte un peu moins de 50 000 âmes. Elles ont pris leurs quartiers au Distinction Hotel de Whangarei, situé juste en face du centre de la marina, où sont également logées les Écossaises et les Japonaises cette semaine.

En parcourant la ville, elles ont découvert toutes ces images du quotidien qui sont si typiques du pays au long nuage blanc : une flore exotique et omniprésente, des chants d’oiseaux qu’elles n’avaient encore jamais entendus auparavant, les gamins qui marchent pieds nus toute la journée, les gros pick-ups, les bottes en caoutchouc que certains portent à toute heure et en toute occasion, l’omniprésence de la culture maori, le peuple autoconte qui s’est notamment manifestée au match par des danses traditionnelles appelée "kapa haka" (littéralement "danse en groupe") ainsi que la surprenante résistance des Kiwis aux basses températures qui permet à ces derniers de se balader toute la journée en short/tee-shirt alors que le thermomètre n’affiche que 13 degrés. C’est tout ça, la vraie Nouvelle-Zélande.

au pays des kauri géants

Mais le Northland, région dont Whangarei est la préfecture, est encore plus particulière. Les Bleues ont pu y découvrir que le symbole de la région est un immense arbre, lequel est repris sur d’innombrables logos en ville. Cet arbre, c’est le kauri, un gigantesque conifère qui fait partie des arbres les plus anciens au monde et qui ne se trouve plus qu’ici, dans l’île du nord de la Nouvelle-Zélande. Dans la mythologie maori, Tane Mahuta, le dieu des forêts, est celui qui a permis à la lumière d’entrer dans le monde en séparant ses parents, le Ciel-Père Ranginui et la Terre-Mère Papatuanuku. On peut trouver dans le Northland une incarnation physique de Tane Mahuta. Il est dans la forêt de Waipoua, à 1 h 40 de route à l’ouest de Whangarei. Il prend la forme d’un kauri géant de 51 mètres de haut et à qui les joueurs de l’équipe de NPC du Northland, dont l’emblème est ce fameux kauri, rendent fréquemment visite avant les matchs importants.

Compétition oblige, les Françaises n’ont malheureusement pas eu le temps de rendre visite au dieu maori des forêts. Mais mardi, elles ont pris le bus en direction du nord pour rejoindre la petite ville côtière de Ngunguru, où elles ont effectué leur plus dure séance de la semaine, laquelle fut riche en touche et en ballons portés. Ensuite, elles ont pu profiter d’un repas en commun en bord de mer, avant d’aller se balader dans la Wellington Bay, d’où elles ont pu profiter d’une superbe vue. Le lendemain, les Tricolores étaient de repos. Certaines sont allées faire quelques emplettes pour acheter des souvenirs, d’autres sont allées voir les chutes de Whangarei. Toutes en ont en tout cas profité pour déjeuner le midi dans l’un des nombreux restaurants de la petite ville.

Les habitants de Whangarei sont d’ailleurs très heureux d’accueillir l’évènement qui, selon eux, ajoute une animation de grande envergure que la petite ville n’a pas l’habitude d’accueillir. Comme toutes les équipes sont logées non loin du centre-ville, il n’est pas rare de croiser des Australiennes, des Anglaises ou des Japonaises par petits groupes, et même les Françaises quand elles se rendent à leur séance de musculation. Ces rencontres impromptues font le bonheur des locaux qui demandent aux joueuses de faire des "selfies". Jeudi soir, les Bleues ont organisé un petit jeu de cohésion d’équipe : chacune tirait le nom d’une autre dans un chapeau, et devait lui rendre hommage. Il paraît que quelques larmes auraient même coulé… Le lendemain au soir, les Bleues ont fait la traditionnelle cérémonie de remise des maillots. Cette fois, ce sont les joueuses hors groupe qui ont remis les précieuses tenues à leurs coéquipières. Histoire de leur rappeler la chance qu’elles avaient d’affronter l’Angleterre à l’autre bout de la planète, au pays des Maori.

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Simon VALZER
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