Nationale : Cognac, six défaites de chute

  • Passés à deux doigts de la relégation la saison dernière, les Charentais se dirigent tout droit vers la Nationale 2. Pour la président Lacombe, il est urgent que ces joueurs prennent la mesure de la tâche.  Photo Anne Lacaud
    Passés à deux doigts de la relégation la saison dernière, les Charentais se dirigent tout droit vers la Nationale 2. Pour la président Lacombe, il est urgent que ces joueurs prennent la mesure de la tâche. Photo Anne Lacaud
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Déjà dans le dur, les Unionistes charentais ont subi dimanche leur sixième revers consécutif.

Après cinq défaites en autant de rencontres, les supporters unionistes espéraient un sursaut face à Blagnac, une formation qui réussit plutôt bien à l’Union Cognac-Saint-Jean-d’Angély. Il n’en a rien été. Les Cognaco-Angériens ont proposé une prestation bien faible pour ce niveau exigeant qu’est la Nationale. Maladroits à la main, transparents en défense et peu inspirés en attaque, le bilan est édifiant. Le classement le prouve, l’UCS n’a tout simplement pas le niveau. Fébriles et fragiles, les Charentais menaient pourtant à la pause de trois petits points. Mais comme à Dax, la semaine précédente, la formation dirigée par Fabrice Landreau et Jone Daunivucu s’est tout simplement et lamentablement écroulée. Rien n’a fonctionné lors des quarante ultimes minutes et Blagnac a flairé le bon coup.

Landreau menacé ?

Sans proposer énormément de jeu, les visiteurs se sont nourris des errements charentais. En plein doute, l’UCS a tout raté dans le second acte. Inconsistants en touche, peu précis au pied et surtout indigents en défense, ils ont assisté et grandement facilité le succès d’une formation de Blagnac au jeu fluide et consistant. En plus de la gratuité (le club unioniste a décidé de faire entrée gratuite pour toutes ses rencontres à domicile jusqu’à la fin de la saison), l’UCS a proposé, dimanche, sous le chaud soleil saintongeais, une journée « portes ouvertes ». Évidemment, à la fin de la rencontre, c’était la soupe à la grimace. Les portes du vestiaire sont longtemps restées fermées. Les deux coprésidents Christophe Lacombe et Lilian Tessendier ont pris la parole devant les joueurs… quand Fabrice Landreau et Jone Daunivucu se retrouvaient seuls dans un autre vestiaire.

Dents serrées, le président Lacombe lâchait : « Je suis abattu. Prendre trente points à la maison contre les Blagnacais, malgré tout le respect que j’ai pour eux, ce n’est pas possible. Il y a un malaise. Il faut percer l’abcès pour voir ce qui se passe. Je ne suis attaché qu’à une chose : le club. Il faut se dire les choses les yeux dans les yeux et on va corriger. Arrêtons de nous mentir. Si on prend 30 points par match, c’est qu’il y a un problème. Avec le coach et l’encadrement ? Je ne sais pas ». Fabrice Landreau, manager du club, confiait sa déception et ne se voilait pas la face : « Nous sommes dos au mur et on ne peut pas faire pire. La solution, c’est le groupe qui l’a. Nous sommes derniers et il faut aller de l’avant. Nous avons une équipe de talent. Il faut se libérer et aller chercher cette première victoire ». Samedi à Rennes ?

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Philippe BREGOWY
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