Des Bleues en quête de résilience après l'échec face à l'Angleterre

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    Des Bleues en quête de résilience
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Regonflées par leur choc contre l’Angleterre, les Bleues ont néanmoins dû panser leurs blessures physiques et mentales, le tout en préparant avec sérieux le match contre les Fidjiennes. Pas simple.

En ce début de semaine, les sourires aperçus à l’issue du match contre l’Angleterre étaient toujours de mise sur les visages des Françaises. Mais il faut reconnaître qu’ils étaient un peu moins larges, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que les nombreuses courbatures et les contusions subies contre les Red Roses commençaient à vraiment se faire sentir : «En général, le pire c’est deux jours après !» riait la centre Gabrielle Vernier qui s’est illustrée samedi dernier en collant un immense plaquage à la légende vivante du rugby anglais, Emily Scarratt. Inutile également de vous préciser que la troisième ligne Marjorie Mayans reconnaissait avoir quelques douleurs au niveau des trapèzes…

Mais l’autre gros coup que les Bleues ont dû encaisser, c’est le forfait de Laure Sansus, annoncé lundi. Une perte majeure pour le XV de France, qui se voit privé de sa machine à marquer : «Sur le moment, les filles étaient tellement concentrées qu’il n’y a pas eu de flottement. Mais à la sortie du match, c’est différent. Laure est une joueuse importante, performante en club comme en sélection, qui marque les adversaires avec ses qualités dans le duel. Et puis dans le groupe, elle a un vrai charisme. Le lendemain a été plus délicat. On s’était préparé à avoir des blessures, mais c’est seulement quand on vit ces moments que l’on se rend compte de l’impact.

Que faire alors ? «Le staff doit être là pour responsabiliser les filles, reprend Darracq. Le leadership doit être partagé, d’autres doivent prendre de la place. Il faut accepter ce moment de tristesse et, entre guillemets, de deuil en raison du départ. Mais l’équipe doit être prioritaire. Laure ne sera plus là mais on ne va pas l’oublier, elle sera même un levier pour aller chercher la performance tout comme les autres filles qui n’ont pas été retenues dans les 32.»

L’heure De Trémoulière et N’Diaye

Les Bleues ont perdu une de leurs équipières dans la bataille (voire deux, si l’on ajoute le forfait de Romane Ménager qui devrait être de retour pour le quart), mais elles n’ont pas le temps de s’arrêter. Lundi, elles étaient de retour à l’entraînement. Une séance ludique et légère, pour ménager les organismes. Mardi, Madoussou Fall a été préservée en raison d’une épaule douloureuse, et Maëlle Filopon a stoppé la séance plus tôt. Samedi, elles doivent finir le boulot, et le faire de la meilleure des manières. Le staff a donc choisi de s’appuyer sur les revanchardes. Et parmi elles, on trouve deux monuments du rugby féminin français, la deuxième ligne Safi N’Diaye et la demie d’ouverture Jessy Trémoulière. Elles fêteront respectivement leurs 88e et 72e sélections, ainsi que leurs premières titularisations dans ce Mondial. Lundi soir, alors qu’elle ne savait pas encore qu’elle allait conduire l’attaque tricolore, la Clermontoise nous confiait ceci : «J’ai hâte de jouer, après deux matchs passés dans les tribunes, d’apporter mon expérience à l’équipe.» Et en plus, ce sera à son poste de prédiction : «Arrière ou dix, les deux me vont mais j’ai une préférence pour l’ouverture. C’est le chef d’orchestre, qui pilote l’attaque en fonction de ce qu’elle voit. J’adore le fait d’être meneuse, j’ai envie d’emmener l’équipe." La destination ? Une victoire, bonifiée de préférence.

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Simon Valzer, envoyé spécial
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