Les Fidjiennes ne font rire personne

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    Les Fidjiennes ne font rire personne. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Puissantes, imprévisibles et joueuses, les Fidjiennes n’ont strictement rien à perdre, d’autant que leur victoire contre les Sud-africaines les ont relancées dans la course à la deuxième place. Méfiance…

Soyons francs : peu de personnes auraient parié sur une possible présence des Fidjiennes en quart de finale. Mais aujourd’hui, ce scénario est une probabilité. Si les Fidjiana venaient à vaincre les Françaises, elles prendraient justement la deuxième place de la poule, et affronteraient un adversaire plus abordable que nos Tricolores qui, rappelons-le, sont assurées de finir parmi les meilleures troisièmes et donc d’être qualifiées. En effet, les Mélanésiennes vivent là leur toute première Coupe du monde de leur histoire. Et l’on pensait sincèrement qu’elles avaient livré la première mi-temps de leur vie face aux Anglaises, qu’elles ont chahutées pendant 40 minutes (24-12) avant de céder complètement (84-19). Il n’en fut rien. Décomplexées et redoutables dans le jeu d’improvisation, les Fidjiennes ont vaincu les Sud-africaines la semaine dernière au Waitakere Stadium d’Auckland.

Et le score serré de 21-17 ne reflète pas l’aisance avec laquelle les Îliennes remontaient les ballons face à des Sud-Africaines subissant les incessantes offensives au près et au loin, sans réelle structure identifiable. La flanker Julie Annery en témoigne, elle qui, avec les autres joueuses hors groupe de la semaine dernière, a décortiqué le jeu des Fidjiennes : "C’est excitant de jouer une équipe comme ça, parce qu’on ne sait pas ce qu’elles vont faire. Chez les autres, on sait souvent ce qu’il va se passer après un passage au sol, comment elles vont circuler… La fameuse croisée des Anglaises avec Scarratt au centre du terrain, on la connaît par exemple. Mais là, rien. Il va falloir être alerte. Et puis elles sont vraiment puissantes, on a vu des Sud-africaines vraiment solides rebondir sur elles !"

Annery : "On n’a pas intérêt à les prendre de haut"

La future girondine devait évoquer ici la pilier droit Siteri Rasolea qui, après une prestation XXL contre les Women Boks (93 mètres gagnés, 7 défenseuses battues, 15 charges ayant gagné la ligne d’avantage, trois passes après contact le tout sans la moindre faute de main) a été élue joueuse du match…

Les Bleues ont visionné les images, et savent à quoi elles doivent s’attendre : "C’est clairement un match piège, posait Annery. C’est leur premier Mondial et elles se retrouvent en position de jouer la deuxième place… C’est tout à leur honneur. On n’a pas intérêt à les prendre de haut." Idem en conquête, un secteur qui, selon un stéréotype éculé, n’est pas censé être la tasse de thé des Mélanésiennes. Là encore, elle risque de réserver aux Bleues quelques surprises. Annery encore : "Leurs touches sont à l’image de leur jeu, elles font beaucoup au feeling. Sur les vidéos, on a vu qu’elles ne s’adaptaient pas. Elles sentent le truc, la "+1" entre dans l’alignement, et "bam" elles sautent. J’ai aussi vu leur talonneuse lancer à 30 mètres pour une trois-quarts qui arrivait lancée comme un avion… Franchement je n’avais jamais vu ça chez les filles. Elles tentent, elles n’ont peur de rien." Et l’on sait qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’un adversaire qui n’a rien à perdre… S.V.

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