Top 14 - Stade français - Brive : comme on se retrouve !

  • Clément Castets et les Parisiens n’ont pas oublié la dernière fois qu’ils ont croisé Brive. Mais ils sont désormais focalisés sur l’avenir. Photo Icon Sport
    Clément Castets et les Parisiens n’ont pas oublié la dernière fois qu’ils ont croisé Brive. Mais ils sont désormais focalisés sur l’avenir. Photo Icon Sport
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Lourdement battus (17-33) sur leur pelouse par le CAB lors de l’ultime journée de Top 14 la saison dernière, les Parisiens n’ont pas oublié. Ni la défaite, ni leur piètre performance. Encore moins les adieux ratés de Burban et Maestri.

Souvenez-vous. Ce devait être une fête, une ode au rugby et à ses valeurs. Antoine Burban, seize ans de fidélité à la "pink Army", devait faire ses adieux au Stade Jean-Bouin. Yoann Maestri, lui, disputait le dernier opus en France de son immense carrière. On pensait alors les Parisiens soucieux de leur offrir une sortie digne de ce nom. Las, ce 5 juin, le Stade français a totalement failli face à Brive. Un raté majuscule en guise de point final à une saison décevante. "Je m’attendais à ce que Brive, qui jouait pour sa survie, soit à un niveau d’engagement plus élevé que nous, a déclaré, le visage dépité, le manager Gonzalo Quesada sur l’instant. Mais je ne m’attendais pas à être si loin. Je suis déçu de comment on a été dominés et de l’image que l’on a donnée encore une fois. Il y a zéro excuse. On défendait le maillot du Stade français et on pouvait faire bien mieux. Ça fait très mal de voir le match qu’on a fait, de voir tous les joueurs qui s’arrêtent là-dessus. Je suis très déçu pour le club que j’aime."

Quesada : "Brive jouait sa survie en Top 14 alors que pour nous, c’était la veille du départ en vacances"

Depuis, le Stade français a alimenté la chronique. Les remous en interne, l’annonce du départ de Quesada en fin de saison, l’arrivée révélée de Laurent Labit et Karim Ghezal, ont presque fait oublier cette dernière rencontre de la saison. Seulement, le technicien argentin n’a pas manqué cette semaine de rappeler à ses troupes ce douloureux souvenir. "Nous avons évoqué deux sujets cette semaine, dit-il. D’abord, nous avons demandé aux joueurs de rester focalisés sur le match, de ne pas se disperser en écoutant les bruits de couloirs par rapport à tout ce qui vient de se passer au club. Ensuite, effectivement, nous avons parlé de ce dernier match de la saison dernière. Ce jour-là, il y avait une grande différence de motivation. Brive jouait sa survie en Top 14 alors que pour nous c’était la veille du départ en vacances." Ceci expliquant sans doute cela. "La motivation était peut-être moins forte chez nous, rappelle aujourd’hui le pilier Clément Castets, mais ce match, c’est le onzième qui a perdu contre le douzième. J’étais évidemment déçu mais pas non plus choqué comme certains l’ont été." Lucide et d’une honnêteté assez rare, l’ancien toulousain ajoute : "Je fais partie de ceux qui ont été mauvais ce jour-là, mais je ne manquais pas de motivation. Et cette semaine j’ai préparé ce match de samedi comme un autre mais avec un petit goût amer au fond de moi."

En clair, les Stadistes n’ont pas oublié, mais une nouvelle saison a débuté. Le Stade français pointe à la troisième place du Top 14, une performance au regard du contexte actuel. Et c’est bien sur cette dynamique qu’ils entendent surfer.

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