Béziers n’a pas à rougir après avoir longtemps rivalisé face au leader

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Les Héraultais auront longtemps rivalisé face aux Oyonnaxiens. Mais certains travers auront mis fin à d’éternels espoirs d’un retour impossible.

Le menu était corsé, le plat de résistance gargantuesque. Les Biterrois s’attendaient à une réception épique face à des Oyonnaxiens aux statistiques éloquentes. Pourtant, malgré une entrée en matière délicate, l’ASBH s’est encore appuyée sur des valeurs cardinales et coutumières. Durs sur l’homme, généreux en défense. Un détail important d’ailleurs quand l’indiscipline flanque à terre certaines ambitions. Karne Kaufana, l’entraîneur des arrières, fulminait : «Quand on se retrouve à 13 contre 15, Oyonnax fait mal. De notre côté, on manque de précision et face à un adversaire propre dans tous les compartiments, ce n’était pas évident.» Revenu au score, Béziers possédait encore des chances à l’approche de la mi-temps. Mais les vieux démons étaient de sortie et les sanctions pleuvaient inlassablement sur l’ASBH. Un travail de longue haleine pour le technicien : «On doit travailler sur nous-mêmes. Mais nous avions en face la meilleure défense du championnat. La compétition est longue, on doit rebondir.»

Un manque de pertinence

Face à un calibre de la trempe d’Oyonnax, l’incertitude freine les espérances. Les prises de décisions furent indolores en seconde mi-temps, référence aux touches alambiquées de leurres et de feintes où les Héraultais se sont noyés. Des munitions perdues qui rajoutent un sentiment de frustration malgré tout après une copie honnête comme le suggère le demi de mêlée Jean-Victor Goillot : «On doit soigner nos sorties de camp. Oyonnax nous a proposé une leçon d’efficacité. Sur nos moments forts, la justesse n’était pas toujours au rendez-vous et on perd beaucoup de ballons au contact. On cède encore à domicile, et même si tout n’est pas à jeter avec trois essais inscrits, on doit vite se focaliser sur la suite.» 

Englués dans le ventre mou, les Biterrois tenteront de se relancer à Aurillac, car si les prestations sont souvent auréolées d’encouragements et de bonne volonté, l’urgence comptable se précise et l’étau pourrait se restreindre dans les prochaines semaines. 

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Rémi RUGIERO
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