Rugby à VII - Victor Hannoun, à toute vitesse

  • Auteur de plusieurs coups d’éclat lors du dernier In Extenso SuperSevens, Victor Hannoun a découvert le Top 14 cette saison. Il était notamment titulaire face à Castres le week-end dernier.
    Auteur de plusieurs coups d’éclat lors du dernier In Extenso SuperSevens, Victor Hannoun a découvert le Top 14 cette saison. Il était notamment titulaire face à Castres le week-end dernier. Icon Sport - Icon Sport
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Victor Hannoun Révélé lors de la première étape de l’In Extenso Supersevens, le jeune ailier de 19 ans a, depuis, découvert le Top 14 et disputé les trois derniers matchs de l’Aviron bayonnais.

C’était il y a tout juste deux mois. Mi-août, sur la pelouse d’Aimé-Giral, l’Aviron bayonnais, fraîchement monté en Top 14, retrouvait les équipes de l’élite à l’occasion de l’In Extenso Supersevens avec, pour premier adversaire, le Stade toulousain. Victor Hannoun ? Inconnu du grand public, il s’illustrait sur cette première rencontre avec un triplé en sept minutes et contribuait à la victoire de Bayonne (17-10). Quelques heures et deux nouveaux essais plus tard, il quittait la Catalogne avec le trophée "Révélation In Extenso". Depuis, tout va très vite. Comme plusieurs garçons avant lui, il a su se servir du tremplin du VII pour se faire remarquer, marquer des points aux yeux de son staff et découvrir le Top 14. «Je savoure à 100 %, avoue-t-il. C’est un réel plaisir de vivre tout ceci et que ça s’enchaîne aussi vite. J’en profite et j’essaye de donner mon maximum pour revivre de tels moments.»

Il a commencé par le foot

S’il côtoie les terrains de rugby depuis ses 10 ans et sa première licence prise à l’Anglet olympique (2013), c’est pourtant avec un ballon rond au pied qu’Hannoun a débuté sur les pelouses basques. «J’ai fait du foot à Biarritz puis aux Genêts d’Anglet mais je ne m’amusais pas trop. L’esprit, qui était différent, ne me plaisait pas. Les entraînements de rugby avaient lieu en bas de la Girouette (la plaine où évoluent les Genêts et l’Anglet olympique Rugby Club, N.D.L.R.). J’y suis descendu et ça m’a plu», se remémore-t-il. En 2018, il rejoint l’Aviron bayonnais et intègre, lors de son année de terminale, le pôle espoirs rugby de Cassin. En parallèle, il connaît une première aventure à VII, avec l’équipe de France des moins de 18 ans en Pologne, où il devient champion d’Europe.

Hannoun : «Déjà que chez les espoirs, je ne suis pas costaud, alors là…»

Le potentiel est là. Ceux qui se rendent régulièrement aux matchs des espoirs bayonnais remarquent vite un gabarit somme toute modeste, mais un joueur doté de qualités évidentes - une sacrée pointe de vitesse, une capacité à bien lire les ballons hauts - qui lui ont récemment ouvert les portes du Top 14. Un championnat où il se retrouve opposé à des gabarits plus denses et où il doit trouver des solutions pour s’en sortir. «Déjà que chez les espoirs, je ne suis pas costaud, sourit-il, alors là… Mais je me dis que je comble ça par ma rapidité ou mes autres qualités.»

Titulaire lors des trois derniers matchs de l’Aviron en Top 14, le garçon, étudiant en Staps, touche du doigt son rêve de gosse depuis quelques semaines. «Sur les deux matchs à l’extérieur (à Brive et Castres), j’étais très content de jouer avec les grands. C’est énorme d’être avec les mecs qu’on regarde à la télé. Pour la rencontre à Jean-Dauger, face à La Rochelle, c’était très bizarre de participer à quelque chose qu’on voit depuis les tribunes normalement. Mais c’est super excitant. J’ai vraiment aimé cette expérience.» 

La première d’une longue série ?

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Pablo ORDAS
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