Top 14 - Inébranlables Bayonnais !

  • Les Bayonnais de Sireli Maqala ont réussi à renverser une rencontre pourtant mal embarquée. Photo Icon Sport
    Les Bayonnais de Sireli Maqala ont réussi à renverser une rencontre pourtant mal embarquée. Photo Icon Sport
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L’Aviron s’est sorti du piège. Pour combler leur retard de onze points à la pause, les Basques ont fait appel à leurs vertus. La pression du maintien était bel et bien là.

S’il est une qualité que l’on ne peut enlever à l’Aviron, c’est cette faculté à renverser des situations compromises, à déplacer des montagnes de doutes. Comme face au Racing, ou face à l’UBB, cette fois dans un match aux contours éliminatoires, les Bayonnais ont puisé dans leurs richesses intérieures les ressources pour rester invaincus dans leur antre, une fois de plus, surchauffée. "Ce qu’il faut retenir, corrobore Thomas Ceyte, c’est surtout le caractère des mecs qui n’ont pas lâché. Face à une équipe qui fait tout pour ralentir le jeu, pour qu’il n’y ait pas de rythme. Avec onze points de retard à la mi-temps, on n’en mène pas large. À la fin du match, on est presque déçu de lui abandonner le bonus défensif. Mais sur sa prestation, elle le mérite."

"Je pense que cette victoire va être fondatrice"

L’autre enseignement, et non des moindres, découle de cette volonté inaltérable des Basques. Les quatre points de la victoire sont précieux à plusieurs degrés. "Je pense que cette victoire va être fondatrice, exprime Grégory Patat. Si le résultat n’avait pas été positif ce soir, il y aurait eu peut-être beaucoup de remises en question par rapport à ce qu’on avait fait jusqu’à présent et aux résultats obtenus ici. Et ce championnat est très long. Il faut savoir gagner de tels matchs. Si les Catalans gagnent ou s’ils ramènent un point de plus, il n’y a pas à crier au scandale. Gagner moche, c’est gagner."

Gagner avec la foi, plutôt. Il fallait bien des vertus pour revenir du diable Vauvert. Le manager va donc plus loin et met ce succès en perspective. "C’est positif pour notre histoire de groupe. On en est encore au début. Il vaut mieux travailler dans des conditions favorables de victoires que d’avoir mal à la tête par rapport à une contre-performance."

Toujours dans le bilan des satisfactions, battre un concurrent direct au maintien, puisque Bayonne se range dans cette catégorie, a des conséquences que Grégory Patat avait déjà évoquées avant le match, sans s’avancer sur l’issue de la confrontation. "Battre Perpignan, c’était important sur le plan comptable. Ce n’est pas une bouffée d’oxygène, mais c’est de la cohérence par rapport à tout ce qu’on fait et c’est hyper important de mettre ces équipes à une marge de points comme celle-là. Nous, on va continuer à avancer, mais eux auront un poids supplémentaire dans leur parcours. Se retrouver désormais à sept points va leur mettre la pression au moment de recevoir Lyon la semaine prochaine. On l’a renversée en la leur remettant. Ça, c’est positif."

Et Bayonne recevra lui aussi un ténor du championnat, Toulouse. Le contexte sera évidemment différent de celui de ce week-end. "On va redevenir le petit. Ça va être une fête à Dauger. Tout le monde attend ce match. Mais il fallait passer contre Perpignan pour que la fête soit au rendez-vous. On va récupérer aussi parce que j’ai trouvé les joueurs un peu mâchés. Il n’y avait pas cette énergie des matchs précédents."

Bayonne va remettre sur le métier tout son cœur pour rester invaincu à Jean-Dauger… en usant aussi d’autres arguments.

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Edmond Lataillade
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