Top 14 - L’Usap perd, mais progresse

  • Arthur JOLY (Perpignan).
    Arthur JOLY (Perpignan). Icon Sport - Icon Sport
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S’il n’est rentré qu’avec un bonus défensif de Bayonne, le club catalan doit désormais répéter ce type de prestations pour se sortir de la mauvaise passe dans laquelle il est plongé.

Samedi après-midi, l’Usap a ramené son second bonus défensif de la saison, après celui accroché à Pau (16-14) lors de la première journée. Mais, comme dans le Béarn, Perpignan a perdu le match dans les dix dernières minutes et a dû se contenter d’un point. Maigre consolation. "Après les deux dernières sorties, on doutait peut-être un peu de nous à l’extérieur. Là, nous avions envie de montrer qu’on pouvait rivaliser, qu’on était au niveau et qu’on pouvait grappiller des points en déplacement. Mais bon, à la 70e, on menait encore. On ne peut pas dire qu’on est content d’un point. Il y a de la déception dans le vestiaire", soupirait Tom Ecochard au coup de sifflet final. Qu’a-t-il manqué à ses partenaires pour l’emporter ? Un brin de réussite (la pénalité de Tedder qui a tapé le poteau à l’heure de jeu a incontestablement fait mal aux Catalans), de la justesse technique sur les dernières offensives en fin de match et, bien entendu, de la discipline.

"Chez nous, tout est exacerbé…"

Si l’Usap s’était montrée réaliste en première période, en marquant deux essais coup sur coup, elle a ensuite subi face au retour en force des Bayonnais à la reprise et, trop indisciplinée, a reçu deux cartons jaunes (44e, 52e). Vous nous direz probablement que pendant ces vingt minutes à quatorze, la bande à Acebes n’a encaissé que six points. C’est vrai. Mais en laissant une énergie folle pour bien défendre sa ligne, alors que les assauts basques se multipliaient, Perpignan a très certainement abandonné trop de jus en infériorité et Bayonne en a profité par la suite.

"Il faut qu’on travaille et qu’on répète les prestations à ce niveau pour gommer les petites fautes qui nous empêchent de gagner, c’est tout. C’est en répétant ce genre de prestations que nous allons engranger des victoires et que nous allons réussir à atteindre notre objectif", soulignait Patrick Arlettaz. S’il a estimé que ses joueurs avaient montré "le bon visage de l’Usap", le manager catalan a aussi tenu à rappeler que son équipe avait tendance à subir les dynamiques. "Parce que, chez nous, tout est exacerbé, glissait-il. On gagne deux matchs, on est champion de France. On en perd deux, on est les plus nuls." Alors au Pays basque, le club catalan s’est incliné pour la troisième fois d’affilée, oui. Mais il a montré qu’il n’était pas si "nul" que ça…

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Pablo ORDAS
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