Les Oscars, c’est Hollywood !

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    Les Oscars, c’est Hollywood !
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Les stars du rugby mondial seront au rendez-vous de la 69e cérémonie des Oscars, accompagnées de quelques icônes du monde de la culture.

C’est historique ! Jamais dans l’histoire de ce sport tous les capitaines champions du monde n’avaient été réunis en présence du trophée. C’est désormais chose faite et pour le plus grand plaisir des trois cents privilégiés qui se presseront au pavillon Gabriel, au pied des Champs-élysées, ce lundi (19 heures) pour la 69e cérémonie des Oscars Midi Olympique. Une soirée qui réunira toutes les stars de notre jeu, mais aussi les plus grands acteurs français du moment (les noms de Omar Sy et Jean Dujardin se murmurent…) et quelques-uns des plus grands patrons français, tous accueillis sur place par les 92 membres de l’équipe de Potel et Chabot. Des retrouvailles exceptionnelles, à quelques encablures du Mondial français.
Mais les attractions de la soirée, ce seront bien eux. Les capitaines champions du monde de rugby : David Kirk (1987) qui permit à la Nouvelle-Zélande de remporter sa première Coupe du monde dans son jardin de l’Eden Park, battant en finale Serge Blanco et à ses comparses, dont Franck Mesnel, qui n’a pas quitté l’Eden Park sans suite : une belle idée, une marque devenue référence internationale, l’acquisition des plus hauts poteaux du monde aux enchères et

Un brin d’herbe en prime ! C’est encore Nick Farr-Jones (1991), ce génial demi de mêlée australien, chef d’orchestre d’une bande de surdoués du rugby d’attaque sans limites ; ou François Pienaar (1995) pour l’éternité ! Son image et celle de son pays, à jamais indissociables de Nelson Mandela qui s’avance pour lui remettre la coupe, celle de la fraternité pour tout un peuple, un pays qui chasse l’apartheid sous les yeux du monde entier.

Eales M. Propre, Johnson le nettoyeur !

Encore un immense Monsieur et un grand athlète dans la pure tradition australienne, double champion du monde, s’il vous plaît ! J’ai nommé John Eales (1991, 1999), l’élégance et la classe absolue. Il nous revient en mémoire une formidable histoire de l’ami Jean-Pierre Rives, qui l’avait accueilli à Paris voici quelques années : « Dès le premier soir, la vaisselle était faite, mes chaussures rangées, les pantalons repassés. Il est d’une incroyable éducation et d’une infinie gentillesse malgré ses plus de 2 mètres. T’as plus envie qu’il parte, c’est un seigneur… » John Eales, considéré à ce jour comme l’un des plus grands champions de l’histoire du sport en Australie, a porté la candidature de son pays qui organisera la prochaine édition du Mondial et jouit d’une incroyable popularité dans son pays.
Passons à Martin Johnson (2003), un autre double mètre. On ne saura jamais qui lui a piqué sa boîte à sourire dans la cour de récréation à l’école mais on ne jugerait pas qu’il a pris un réel plaisir à devenir, le temps d’un match, l’Anglais le plus détesté au monde.

Quel joueur, redoutable chef de file d’un pack anglais qui a martyrisé le monde entier en 2002 et 2003. Le vrai chef, c’était lui ! Une aura incommensurable : pas un mot, nul besoin; son seul regard suffisait pour vous scotcher au mur. Jonny Wilkinson, guère plus bavard, un jour de grande confiance, avait eu ce bon mot : «Avec Martin, j’ai souvent davantage de temps pour m’exprimer sur un terrain. »
Il n’est pas le plus connu des capitaines champions du monde, il n’en était pas moins redoutable et redouté : le talonneur John Smit (2007) qui s’inscrit dans la pure tradition des vrais leaders sud-africains d’exception. Toujours présent dans les grands événements et les plus durs combats.

Lomu : « Tu peux remplacer n’importe quel All Black, pas McCaw ! »

Que dire de Richie McCaw, légende vivante des AllBlacks, seul capitaine double champion du monde (2011, 2015), recordman mondial des sélections, le plus grand troisième ligne de l’histoire de son sport et digne représentant de son pays. McCaw, c’est l’âme des Blacks. Il y a eu un avant avec lui et maintenant, un après sans lui… Jonah Lomu avait le sens des formules qui font mouche : « Vous pouvez changer, n’importe quel Black, sauf lui ! » C’est dire l’impact qu’il eut durant la joyeuse décennie des hommes en noir et qu’il a encore aujourd’hui, auprès de ses successeurs qui cherchent toujours et encore à lui ressembler : McCaw est unique, irremplaçable et tellement frustrant pour ses adversaires. Agaçant également pour ceux rivés devant leur poste de télévision, avec ce talent inné pour marquer à la culotte l’arbitre.
McCaw quitte rarement ses îles du Sud et ses hélicoptères (pilote de formation). Son voyage éclair à Paris, avant d’entamer une tournée mondiale par le Japon, prend l’allure d’un vrai événement. « Confié » par les Oscars Midi Olympique, il était l’invité du Canal Rugby Club ce dimanche. Une équipe de Canal + sera également dans ses pas, ce lundi toute la journée et concoctera un documentaire sur lui et ses acolytes dont Siya Kolisi, dernier capitaine champion du monde en date et qui a également rejoint Paris ce dimanche. Le décor est planté, il s’annonce exceptionnel. Un moment de grâce rugbystique…

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Philippe OUSTRIC
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