XIII de France : Élève sérieux mais qui peut mieux faire

  • Les Français de Mickaël Goudemand, au premier plan, ont résisté une cinquantaine de minutes avant de céder progressivement sous les coups de boutoir des Anglais. Ces derniers ont profité de la moindre erreur adverse pour marquer et faire la différence.
    Les Français de Mickaël Goudemand, au premier plan, ont résisté une cinquantaine de minutes avant de céder progressivement sous les coups de boutoir des Anglais. Ces derniers ont profité de la moindre erreur adverse pour marquer et faire la différence. Icon Sport - PA Images
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Courageux et ambitieux dans leur jeu, les Français sont tombés sur plus forts qu’eux samedi dans l’enfer promis de Bolton. Une défaite contre l’Angleterre (42-18) qui nécessite une victoire dimanche à Warrington contre les Samoa, si les Bleus veulent voir les quarts de finale.

L’Angleterre dans sa version 2022 confirme qu’elle fait partie de ce qui se fait de mieux au monde avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Samedi, les joueurs de Shaun Wane ont fait ce qu’il fallait pour très vite prendre le score (18-0) et remettre un coup d’accélérateur en seconde période, après avoir vu les Tricolores revenir à six points à la pause (18-12). "Nous avons contenu leur bloc du milieu. Si le score est lourd, nous les avons perturbé en défense et, surtout, osé avec le ballon", a résumé le capitaine Benjamin Garcia, heureux "du comportement et de l’état d’esprit du groupe qui valide deux grosses semaines de préparation".

Depuis 2011, la France n’avait pas réussi à inscrire trois essais. Trois réalisations qui récompensent le fait de vouloir jouer les coups dans leurs 30 mètres. "Face à eux, si tu ne joues pas, si tu ne prends aucun risque, tu ne marqueras jamais", a ajouté le sélectionneur Laurent Frayssinous. "L’équipe a complété 90 % des ses chaînes de jeu, ce qui est un très bon chiffre à ce niveau. Si nous n’avions pas réussi à compléter autant, c’est-à-dire à limiter les fautes de main, le score aurait très certainement été plus lourd. Il l’est déjà à mon sens. Quand tu prends 42 points, c’est qu’il y a un écart, c’est qu’en face c’est plus fort, mais nous sommes restés dans le match, sans nous désunir et sans baisser le bras", reprend l’ancien entraîneur des Dragons Catalans (2013-2017).

Une interception fatale

Autour de Tony Gigot et d’Arthur Mourgue qui ont intelligemment posé les bases de leur système de jeu, sous le feu de l’énorme pression adverse, les Bleus d’Alrix Da Costa ont rendu une copie porteuse d’espoir et qui devra être validée par la suite. Mais encore une fois, le niveau international ne pardonne pas. La France a concédé sept essais, dont une interception et trois réalisations consécutives à des plaquages manqués ou à des fautes de placement. "C’est ce qui fait la différence à ce niveau. Ils savent profiter des opportunités et ils sont précis dans tout ce qu’ils font. On pourra refaire le match dans nos têtes plusieurs fois mais à la fin, on le perd sur des détails accumulés qu’il faut gommer, corriger pour franchir un nouveau palier. On vient de monter d’un cran et il faudra encore augmenter le curseur dimanche", conclut le sélectionneur Frayssinous.

Un entraîneur qui a donné du repos à ses joueurs et qui fera un retour vidéo et terrain mardi. L’heure de la préparation des Samoa approche. Le XIII de France devrait enregistrer la rentrée de l’ailier Fouad Yaha (ischio-jambiers), dimanche (18 heures) à Warrington dans ce rendez-vous aux allures de huitième de finale puisque le vainqueur prendra le quart et le perdant l’avion du retour au pays.

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Bruno Onteniente
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