Fédérale 3 - Évreux a de l’or à l’aile avec Clément Hébert

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Dans l’Eure se cache un ailier que personne ne pourra rater s’il se trouve sur le pré. Portrait de Clément Hébert, l’atout offensif du Évreux AC.

Des parcours à la Gabin Villière ou à la Gaël Dréan, plus récemment, ne finiront jamais d’étonner. Mais il faut bien avouer qu’avec le rugby d’aujourd’hui, cela pourrait devenir de plus en plus fréquent quand on voit les pépites qui se cachent aux quatre coins de la France ! Aujourd’hui, direction la Normandie, où se niche le petit club d’Evreux. C’est ici que Clément Hébert affole les statistiques. L’ailier de 23 ans est une véritable machine à points. C’est bien simple, en quatre matchs, il est l’auteur de 81 points (dont 37 face à Couronne-Elbeuf !). Rien que ça…

Ce gamin du club a chaussé ses premiers crampons il y a treize ans et ne les a plus jamais quittés : «J’ai commencé le rugby assez simplement. Mon éducateur faisait le tour des écoles et un jour, il est venu dans la mienne. Alors, j’ai essayé. Je faisais plusieurs sports (football, handball) mais je n’avais pas vraiment de sport auquel j’étais attaché. Quand il m’a présenté le rugby, j’ai tout de suite accroché avec tout ce qui va avec, les valeurs, les copains…»

Les conseils de David Lemi

Devenu le véritable atout offensif des siens, ses résultats sont loin d’être le fruit du hasard. Un homme semble y être pour beaucoup. «On s’entraîne trois fois par semaine avec un match le dimanche mais je m’exerce aussi de mon côté. Au club, nous avons la chance d’avoir des personnalités et des joueurs comme David Lemi. Il a fait quatre Coupe du monde avec les Samoans, a été champion d’Europe avec Bristol et a fini sa carrière à Rouen. Ensuite, il est venu à Evreux en tant qu’entraîneur-joueur», raconte Clément Hébert avant d’ajouter : «Je me suis beaucoup rapproché de lui. Il m’a pris un peu pris sous son aile depuis deux ans. Il m’a fait une préparation physique que j’ai gardée. Cela m’apporte beaucoup au niveau technique. Ce monsieur, c’est la personne qui m’a fait le plus évoluer dans le rugby. J’espère qu’il restera le plus longtemps ossible. C’est devenu un ami.»

Si le rugby reste pour la plupart des joueurs un rêve de gosse quand il s’agit d’aborder le sujet du professionnalisme, le jeune ailier ne souhaite écarter aucune piste. En cinquième et dernière année de master en management, l’originaire du petit village de Gauciel est aujourd’hui chef des ventes en alternance chez Darty. Il confie : «Faire du rugby mon métier ? J’y pense parfois. J’en ai beaucoup parlé avec ma famille. J’ai dû faire un choix. J’ai préféré assurer mon avenir avec un diplôme mais ce n’est pas fini. Si une opportunité se présente, je la prendrais. Beauvais (Fédérale 1) m’avait approché pour cette saison mais ce n’était pas le bon moment. Jouer au rugby à haut niveau et en faire son métier, c’est juste génial. Il y a des joueurs qui ont explosé tard donc je ne ferme aucune porte.»

Le chemin vers le professionnalisme est bien long et outre le simple choix de vie, la question de la performance reste au centre des débats. Mais qui sait ? Un jour peut-être verrons-nous Clément Hebert dans la cour des grands…

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Manon Moreau
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