Coupe du monde féminine : des Bleues au calme entre les tempêtes

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    Des Bleues au calme entre les tempêtes
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Libérées des crises internes et de la pression pour la qualification, les bleues veulent aborder ce quart de façon positive pour ne pas être inhibées par la pression d’un match à élimination directe.

Les Bleues sont apaisées. Enfin. Après des semaines pour le moins mouvementées comme nous le révélions dans notre édition de lundi, elles paraissent enfin sereines, bien dans leurs crampons et dans leur rugby. Les progrès offensifs vus contre les Fidji sont encourageants, et le travail de médiation de Christophe Reigt porte toujours ses fruits. Cette semaine, les sourires étaient de mise. Et pourtant, les filles savent parfaitement qu’elles ont changé de compétition. Que désormais, elles entrent dans les matchs à élimination directe. Que l’aventure peut s’arrêter du jour au lendemain : "Il y a un petit frisson en plus, confirmait la capitaine Gaëlle Hermet. C’est le deuxième round de la compétition maintenant. Soit ça passe, soit ça casse." Un frisson toutefois anticipé : "Nous avions abordé le match des Fidji comme un huitième de finale, donc pour nous les phases finales continuent."

Voilà pourquoi elles abordent ce match de façon "positive", dixit la Toulousaine et comme une "étape", plutôt qu’une "revanche de Biella, même si on garde cette défaite en match amical dans un coin de nos têtes". La capitaine développe : "Cette semaine, on a eu envie de savourer cette préparation, et dédramatiser ce côté quart de finale. Il est vrai qu’on a eu des moments de partage, hors rugby, ainsi que beaucoup de positivité dans les entraînements. Ce sont des signaux forts qui ont renforcé le groupe."

Dîner maori, céline ferer à la guitare

Dimanche dernier, après le dernier match de poule, les Bleues ont ainsi eu droit à un barbecue sur la somptueuse plage de Waipouri Bay, à une demi-heure au nord de Whangarei. Il avait été préparé d’une main de maître par trois membres de l’encadrement des Bleues : Pete, l’officier de liaison néo-zélandais, Lionel Rossigneux, team manager et "Nono", l’intendant Noureddine Abdelouahded. Toulousaines et Blagnacaises avaient même passé leurs bikinis aux couleurs de leurs clubs et se chamaillaient pour déterminer le plus beau des deux. Le soir même, une bonne nouvelle tombait : le staff apprenait que les Bleues resteraient dans leur hôtel, le Distinction Whangarei Hotel situé juste à côté de la marina où le groupe a pris ses aises. Elles ont aussi hérité de nouvelles infrastructures : le centre d’entraînement du Northland Rugby Union, l’équipe du championnat des provinces. Outre le fait d’être situé à seulement 500 mètres de leur hôtel, il possède l’avantage de proposer une immense et moderne salle de musculation juste à côté du terrain d’entraînement. Un confort supplémentaire qui leur fera gagner encore du temps sur leurs journées qui, à mesure que la compétition avance, tendent à s’alléger pour optimiser la récupération.

Mardi soir, elles ont fait une sortie culturelle : un repas traditionnel dans un "marae", une maison cérémonielle maorie où une famille ("whanau" en maori) leur avait préparé un "hangi", le repas traditionnel du peuple autochtone de Nouvelle-Zélande. Elles ont profité des mets locaux ainsi que de chants, auxquels elles ont répondu par un titre de Francis Cabrel joué à la guitare par la deuxième ligne Céline Ferer. Un moment intense, hors du temps, qui a décuplé chez chacune l’envie de prolonger au maximum cette aventure. Laquelle peut s’arrêter très vite : "Nous sommes toutes très conscientes de ce qui va se jouer ce samedi, reprend Hermet. Nous ne sommes pas détendues, je n’aime pas ce mot. Mais je dirais très concentrées. On va jouer un grand match de rugby, et on a hâte d’y être." En espérant que cette parenthèse enchantée se poursuivra encore pendant deux semaines, jusqu’à la finale.

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