Top 14 - Les Rochelais à l’épreuve de la profondeur

  • Sur la pelouse de Marcel Deflandre Quentin Lespiaucq retrouvera ses anciens coéquipiers. Sur la pelouse de Marcel Deflandre Quentin Lespiaucq retrouvera ses anciens coéquipiers.
    Sur la pelouse de Marcel Deflandre Quentin Lespiaucq retrouvera ses anciens coéquipiers. Icon Sport - Icon Sport
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Bien plus impacté par les doublons que par le passé, à flux tendu devant, le champion d’Europe a l’occasion de réellement sonder le rendement de son réservoir. Non sans la pression d’un calendrier - favorable - à ne pas galvauder.

Ah, les fameux moments charnières d’une saison. La Rochelle en aborde un, important, à l’orée de cette première fenêtre de doublons. Durant laquelle le club à la caravelle, affaibli, sait pertinemment qu’il doit éviter de laisser des points en route qui seront autant de forces perdues, au printemps, s’il faut encore batailler jusqu’au bout pour accrocher les phases finales. « On a eu cette réflexion sur comment gagner le Top 14, glissait récemment un Romain Carmignani lucide sur les axes de progression. La saison dernière, on a perdu beaucoup de points pendant la période de novembre puis celle de février-mars pendant le Tournoi (des 6 Nations, N.D.L.R). À ces moments-là, il faudra voir la profondeur de l’effectif et les qualités des autres joueurs. Tous les mecs qui ont un contrat méritent de jouer dans cette équipe, sinon ça veut dire qu’on se trompe. Vous assistez aux séances, vous voyez bien qu’on a toujours plus ou moins douze joueurs de l’académie qui sont là. Chaque semaine, on veut stimuler tout le monde. On a besoin de tout le monde. »

Des trous chez les avants

C’est encore plus vrai quand huit de vos cadres les plus influents sont de la tournée d’automne (Alldritt, Atonio, Bourgarit, Danty, Tanga, Botia, Seuteni, Skelton) et certains de vos postes clés pas loin d’être vacants.

Après avoir bricolé derrière en octobre, le champion d’Europe va maintenant devoir composer pour aligner un huit de devant cohérent. Quand on sait le poids des "gros" dans le jeu maritime, l’enjeu est de taille. En première ligne, déjà. Où Wardi et Sclavi sont suspendus, Lagrange commotionné, Kuntelia et Sutidze appelés par la Géorgie, La Rochelle marche sur des œufs. La seule polyvalence de Léo Aouf ne suffira pas pour jouer les pompiers de service derrière le trio Paiva-Lespiaucq-Colombe. En troisième latte, ensuite. Où l’exceptionnel rendement du duo Alldritt-Tanga paraît inégalable. Si Boudehent et Bourdeau sont sur le retour, Hatherell n’a qu’une poignée d’entraînements dans les jambes avec ses nouveaux coéquipiers et Haddad vient de passer presque trois mois à l’infirmerie.

Reste que le triptyque proposé d’ici fin novembre – réceptions de Pau et Castres, déplacement à Brive – n’est guère le plus effrayant pour une équipe du calibre de celle qui à coup sûr coup surclassé Toulon puis poussé dans ses retranchements l’implacable leader toulousain. La bande à Ronan O’Gara avait engrangé treize points, lors du précédent exercice, sur ces mêmes confrontations. Elle espère faire au moins aussi bien. Au réservoir maritime de montrer ce qu’il a dans le ventre, en période de vaches maigres.

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Romain ASSELIN
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