Top 14 - Remy Baget : « Affronter Toulouse, ça me fait quelque chose... »

  • Avant d’affronter son ancien club, l’ailier, qui fut appelé cet été au Japon avec les Bleus, revient sur cette évolution.
    Avant d’affronter son ancien club, l’ailier, qui fut appelé cet été au Japon avec les Bleus, revient sur cette évolution. Icon Sport - Icon Sport
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En un an, Rémy Baget est passé du statut de joueur de rotation à celui de titulaire en puissance dans l’effectif bayonnais. Avant d’affronter son ancien club, l’ailier, qui fut appelé cet été au Japon avec les Bleus, revient sur cette évolution.

La dernière fois que nous avons rencontré Rémy Baget, il sortait d’une saison pleine avec, à la clé, un titre de champion de France de Pro D2 accompagné de la distinction honorifique de meilleur marqueur de la division. Son nom revenait alors avec insistance pour partir en tournée, au Japon, avec l’équipe de France. « Les Bleus, punaise ! Ce serait énorme… », se mettait-il à rêver. Quelques jours plus tard, l’ailier de 25 ans faisait ses valises en direction du pays du soleil levant. De l’autre côté du globe, à défaut de connaître une première sélection, Baget passait trois semaines inoubliables. « C’était plus qu’exceptionnel d’y être. Ne pas jouer était un peu frustrant, mais le fait d’avoir mis un pied dans ce groupe était déjà tellement extraordinaire », avoue-t-il aujourd’hui.

Il est l’ailier le plus utilisé de l’Aviron

En un an, beaucoup de choses ont changé pour le Rabastinois. Au-delà de cette première expérience avec les Bleus, le jeune homme est devenu un joueur important de l’effectif bayonnais. « C’est incroyable, mais j’ai travaillé pendant longtemps pour ça, affirme-t-il. La saison dernière, c’était l’année ou jamais. Je n’aurais pas accepté d’être un doublon en Pro D2, ça aurait été un échec par rapport à mon travail et j’ai réussi à passer le cap. Cette année, le nouveau staff me fait énormément confiance. »

En effet, après huit journées et avec sept titularisations (560 minutes jouées sur 640 possibles), il est l’ailier le plus utilisé par Grégory Patat. Pourtant, de son propre aveu, la reprise avec le club basque a quelque peu été compliquée et le séjour au Japon a pesé dans ses jambes. « Il y avait un nouveau staff, avec un nouveau système. Dans ma tête, avec toute l’euphorie, je me sentais tellement bien, je voulais tellement jouer, mais à la fin de l’été, je ne me suis plus senti très frais. Je suis rentré chez moi voir ma famille, mes copains. Ça m’a fait des petites vacances et ça m’a permis d’être à 100 % pour le début du championnat. »

Désormais en forme - sa prestation face à l’Usap en témoigne - il devrait, en toute logique, occuper l’aile gauche du club basque contre Toulouse ce samedi. À ce sujet, l’ancien garçon de la maison Rouge et Noir (2011-2018) concède : « Ce match est assez particulier. Lors de notre dernière année en Top 14, la rencontre à Toulouse m’avait relancé. J’ai énormément de copains là-bas. Je sais qu’ils joueront comme il y a des doublons. Il me tarde de les voir. » Et c’est avec un supplément d’âme qu’il entrera sur la pelouse de Jean-Dauger. « Petit, le Stade était le club qui me faisait rêver. L’affronter, c’est sûr que ça me fait quelque chose en plus. Alors attention, ce n’est pas de la colère, car ça s’est très bien passé avec Toulouse, mais il y aura un petit pincement en plus pour me dire : « C’est le Stade toulousain et à l’époque, ils ne m’avaient pas gardé… » » Depuis, il a su rebondir.

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Pablo ORDAS
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