Top 14 - L'opinion du Midol : Max Spring (Racing 92), une percée en hors d'œuvre, puis une passe en dessert

  • Pour nous l’éclair de ce match fut la passe instantanée de Max Spring pour son ailier gauche Christian Wade sur le premier essai
    Pour nous l’éclair de ce match fut la passe instantanée de Max Spring pour son ailier gauche Christian Wade sur le premier essai Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Un match se résume parfois par un geste qui s’imprime dans nos mémoires et qui à lui seul aurait justifié un déplacement de deux heures. Samedi soir, pour nous l’éclair de ce match fut la passe instantanée de Max Spring pour son ailier gauche Christian Wade sur le premier essai. L’arrière formé au pays Basque avait vu Joris Jurand monter comme un bolide sur lui, il eut juste l’adresse, le sang-froid, la lucidité et une forme de courage pour se sacrifier au bénéfice de la continuité du mouvement. Ce service simple à expliquer, mais si coton à exécuter, incarne pour nous un certain rugby si souvent chanté, celui qui oblige à aller « à la corne » pour fixer un défenseur et faciliter la tâche de ses partenaires à son extérieur (en l’occurrence Wade, Chouzenoux et Le Garrec) . Mais le plus impressionnant, c’est que Max Spring avait été à la genèse de cette très longue action par une relance impériale, trois défenseurs battus afin de créer un mouvement presque irrésistible, on dit presque car à bien revoir les images, on se rend compte que sur un point de fixation, survint un « double contre-ruck », ballon piqué dans la fournaise par les Corréziens, repiqué tout de suite par les Parisiens, juste avant le dernier élargissement vers la gauche. Entre les deux inspirations divines de Max Spring, il y eut cette lutte homérique des chevaux de labour. Il y eut d’autres beaux moments dans cette rencontre à neuf essais, y compris du côté des vaincus, mais la passe sacrificielle de Spring nous a ébloui tout particulièrement, un peu comme un coquelicot sauvage au bord d’une route. Un pur plaisir de spectateur, même si on est payé pour ça. On en a retiré une pointe d’amertume qu’un joueur capable de faire ça n’ait pas fait partie au moins de la liste des 42 sélectionnés chez les Bleus.

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