Coupe du monde féminines - Émilie Boulard - Joanna Grisez, les deux font la paire

  • Joanna Grisez et Émilie Boulard ont réalisé des prouesses face à l'Italie.
    Joanna Grisez et Émilie Boulard ont réalisé des prouesses face à l'Italie. Dave Lintott / Icon Sport
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Émilie boulard - Joanna grisez : la première s’est montrée entreprenante tandis que la seconde a parfaitement fini les coups.

Elles n’avaient encore jamais joué ensemble avant cette Coupe du monde. Elles n’avaient même pas vécu la préparation ensemble, puisque la seconde fut appelée à la dernière minute et ne comptait aucune sélection avec le XV de France. Mais ces deux-là se sont assurément bien trouvées. On veut parler ici de l’arrière Emilie Boulard et l’ailière Joanna Grisez, qui ont causé des dégâts considérables dans la défense italienne samedi soir à Whangarei.

Elles ont d’ailleurs frappé d’emblée, après seulement trois minutes de jeu. Après avoir capté un dégagement italien tapé dans son dos, la septiste servit Boulard sur la ligne des 22 mètres. Cette dernière raconte : « On avait le vent contre nous, donc il était compliqué de remettre du pied à ce moment-là. Ensuite, on s’était dit dans la semaine qu’il fallait qu’on contre-attaque car on avait trop joué au pied jusqu’alors. Après, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête… De l’instinct sûrement ! Je vois que "Jo" est revenue à côté de moi, donc j’enclenche la relance. Je vois qu’il n’y a pas énormément de monde devant moi et que la première défenseuse est une avant. » 

En effet, il s’agit de la troisième ligne Francesca Sgorbini qui a fait l’erreur de sortir de sa ligne défensive en montant trop vite. Boulard le voit, casse sa course vers la droite, et déborde sans mal la flanker transalpine. « Après, c’est un deux contre un classique, mais Jo revient très bien car elle arrive à dépasser ses adversaires pour se proposer à ma hauteur. » La joueuse formée à Bobigny n’a plus qu’à redonner un coup d’accélérateur et d’aplatir entre les poteaux. Elle terminera la rencontre avec un triplé, grimpant ainsi à la cinquième position des meilleures marqueuses du tournoi : « Tout n’a pas été parfait aujourd’hui mais c’est très satisfaisant que Joanna montre ses qualités de finisseuses aujourd’hui, elle a profité du fruit du travail collectif et elle l’a concrétisé en marquant trois fois », se félicitait Darracq.

À l’épreuve des Black Ferns

Boulard, la néo-Blagnacaise, aurait pu encore améliorer son bilan si on ne lui avait pas refusé un essai juste avant l’heure de jeu et offert par Caroline Drouin, elle aussi auteure d’un excellent match. Si l’on fait la somme de ces prestations, on voit bien que les Bleues ont encore franchi un petit palier en attaque, secteur dans lequel elles manquaient encore de beaucoup de confiance tout récemment. La semaine prochaine, elles affronteront ce que beaucoup considèrent comme le meilleur triangle arrière de la compétition. Celui des Black Ferns formé par Portia Woodman, Ruby Tui, et Ayesha Leti-L’Iga. Sacré défi.

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