Top 14 - Montpellier parti en (re)conquête

  • Alexandre Bécognée et Vincent Rattez ont retrouvé un peu de confiance avec cette victoire face à Paris.
    Alexandre Bécognée et Vincent Rattez ont retrouvé un peu de confiance avec cette victoire face à Paris. Icon Sport - Icon Sport
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Malgré une touche en grande difficulté durant tout le match, le MHR a su trouver les ressources pour mettre fin à une série de quatre défaites. l’essentiel était là.

Chez le champion de France, le mot d’ordre était clair avant la rencontre : « On s’est parlé et dit qu’au coup de sifflet final, il fallait la victoire », raconte le flanker Alexandre Bécognée. Peu importe la manière. En ce sens, il fut respecté. Le MHR fut brouillon et maladroit mais solidaire et efficace pour l’emporter après quatre défaites consécutives. « Ce n’est pas notre match le plus beau et abouti mais il est gagné », poursuit le troisième ligne. Et son manager Philippe Saint-André de clamer : « Il était très important de casser cette dynamique. On a senti un groupe qui doutait complètement. La preuve ? On a eu une bonne mêlée tout le match et on se fait prendre sur la dernière... Sur le peu de ballons qu’on a eus, on a été dangereux et on a marqué deux essais. Mais on a manqué de munitions pour faire mieux. On aurait tout de même dû avoir une fin de match plus tranquille. Disons que les Dieux étaient de notre côté cette fois ! L’an dernier, tout était aligné mais, actuellement, on a du mal à faire tourner l’effectif. Yacouba Camara a enchaîné son neuvième match et a encore été excellent. Ce sont les aléas du Top 14. Beaucoup de joueurs vont revenir ou arriver courant novembre, et vont nous faire du bien. »

Macurdy, sortie fatale

Parmi les retours attendus, figurent ceux de Verhaeghe et Van Resburg (blessés), ou de Willemse (sélection), qui feront un bien fou à un secteur de la touche en grande souffrance samedi, avec pas moins de dix ballons perdus sur les lancers héraultais. « Durant la semaine, on avait pourtant fait une longue séance de séparés pour bosser la mêlée et la touche, explique « PSA ». Mais cela vient notamment d’un manque de confiance. » Un avis partagé par Bécognée : « Tout va ensemble, et la série de defaites nous a fait douter. Là, on était en place mais il y a eu une touche ratée, puis une deuxième, et ce doute s’est installé de nouveau, là où il ne devrait pas y en avoir. Une touche ratée, ça peut être dû à tellement de choses, ce n’est pas forcément à cause de l’alignement. Il faut rester serein, garder le plan en tête et l’appliquer. » Aussi, il faut bien avouer que le MHR n’a clairement pas été aidé par la sortie prématurée de Romain Macurdy (sérieusement touché au niveau du tibia-péroné a priori). D’ailleurs, après la rencontre, Paul Gabrillagues - le leader de touche parisien - expliquait essentiellement la domination des siens par cette blessure. « Romain est jeune mais il fait 2,02m et il est très à l’aise dans ce secteur », assurait Saint-André. Lequel, conscient que son équipe a assuré l’essentiel samedi sur le plan comptable et sur celui de l’état d’esprit, ajoutait : « Tout va très vite. Il y a trois ou quatre mois, on avait une des meilleures conquêtes de France. Voilà pourquoi il faut insister sur le travail et l’humilité. 

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Jérémy FADAT
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