Fédérale 2 - Saint-Paul et Sainte-Prudence

  • Le coach Saint-Paulois Didier Darjo, aux côtés Didier Discazeaux, débriefe avec son staff la victoire du SPS sur Bon Encontre. Photo Cathy Nassiet
    Le coach Saint-Paulois Didier Darjo, aux côtés Didier Discazeaux, débriefe avec son staff la victoire du SPS sur Bon Encontre. Photo Cathy Nassiet
Publié le

Il souffle sur le rugby saint-paulois un vent porteur de promesses. Le club doit consolider ses bases pour en bénéficier.

En mai 2021 nous avions relaté le regroupement sous une même entité des cadets et juniors de l’US Dax avec son voisin Saint-Paul Sports présidé par Christophe Pé. Confrontés à une vive concurrence, les deux clubs avaient pris conscience de la nécessité de mutualiser leurs potentiels pour espérer conserver les jeunes sur le bassin d’emploi local. Il est sans doute trop tôt pour dresser un bilan définitif de ce projet commun, cependant, le coach principal saint-paulois Didier Darjo, en piste depuis 2020 constate déjà des bénéfices concrets : « Nous avons tout à y gagner. La saison dernière le deal a été bénéfique à court terme et cette année deux espoirs de l’USD et des éléments qui s’entraînent avec son équipe première sont en double licence avec Saint-Paul-lès-Dax. Sur un plan sportif c’est très intéressant ». Les échanges constructifs ne sont sûrement pas étrangers à la bonne conduite des Saint-Paulois dans une poule de Fédérale 2 dense et homogène. À y regarder de plus près, ce n’est pas le seul critère de performances. Dans la recette nous devons aussi distinguer un maintien de la dynamique amorcée en fin de saison dernière. « Avec Didier Discazeaux et le préparateur physique, Julien Véron, nous sommes arrivés avec un nouveau projet. Il faut du temps pour se l’approprier mais sur le contenu on progresse ».

Le taulier Florian Argel

Le staff enregistre des signaux positifs sur le jeu que le SPS veut pratiquer, sans contraintes, et surtout, sur l’état d’esprit qu’il doit afficher. Didier Arjo élargit la réflexion : « Nous étions faibles au niveau du caractère, dans la difficulté nous baissions les bras, ce n’est plus le cas. Pour les supporters, les joueurs doivent mouiller le maillot, c’est très important et en ce sens, l’ouvreur et capitaine Florian Argel est un exemple. C’est le taulier, il rassure et joue à fond le jeu avec les jeunes. Ensuite nous prônons un rugby de mouvement très exigeant en termes de physique ». Alors Didier Darjo peut-il être optimiste ? Il hésite, préférant demeurer sur une position de prudence : « On constate une progression mais en même temps nous ne sommes pas dominateurs et donc ça reste fragile. Nous avons besoin de résultats dans la continuité pour franchir un palier. Si on se qualifie, on aura évacué un doute et nous pourrons basculer sur autre chose ». L’objectif – non déclaré – est donc clairement identifié et la marge de progression du Saint-Paul Sport lui ouvre de vraies perspectives.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Gérard PIFFETEAU
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?