PRO D2 - Pierre-Philippe Lafond : « Il faut que ce soit l’union sacrée »

  • Pierre-Philippe Lafond – Directeur sportif de l’Association de l’USM
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Appelé au secours de l’équipe professionnelle après le départ de David Gérard, Pierre-Philippe Lafond raconte ses premières impressions et fixe les objectifs.

Comment avez-vous appris votre nomination après l’éviction de David Gérard ?

Samedi, le board directeur du club a pris la décision d’écarter David. Ils m’ont ensuite sollicité pour cette opération maintien, puisque l’équipe est dernière du classement avec quatre défaites d’affiliée. Ils m’ont demandé de prendre en main l’équipe et de relever ce challenge. J’ai foncé pour le club, pour l’équipe.

Vous étiez jusqu’à présent au sein de l’association. Vous vous prépariez à cela ?

Non, ça n’a jamais été évoqué, prédestiné ou organisé. Ce sont malheureusement les résultats qui ont provoqué les choses. Il n’y avait pas de feuille de route dans mon contrat qui disait que j’allais rebasculer.

Certains membres du staff étaient très proches de David Gérard, quelle a été votre approche avec eux ?

C’est quelque chose qu’on a évoqué dimanche entre nous. C’est difficile pour eux, on fait un sport où l’affect est très présent. Je comprends les garçons donc c’était important de voir le staff en priorité dès dimanche, pour reposer les bases de quelque chose. On est dans le même bateau donc il faut que ce soit l’union sacrée et que tout le monde rame dans la même direction.

Après vos premières séances d’entraînement, comment sentez-vous les joueurs ?

J’ai senti les garçons énervés et fatigués de la situation. Ils en sont à quatre défaites d’affilée, tout le monde leur tombe dessus. Ils sont conscients de la situation, je le vois pendant les séances. Après, l’état général va avec la position au classement. C’est une équipe qui doit retrouver confiance et basculer vers le positif. Notre sport est un sport physique mais aussi beaucoup mental, et quand mentalement on envoie du positif, on réalise de belles performances. À l’inverse, quand on voit tout noir, on est beaucoup moins bons.

Sur le terrain, on vous entend beaucoup donner de la voix. C’est de cela dont ont besoin les joueurs ?

J’ai ma manière de coacher, ma manière d’être. Je m’appuie énormément sur le staff en place mais si j’ai quelque chose à dire ou un message à faire passer, je vais le dire. Aujourd’hui, ce n’est pas gueuler à outrance, mais si je sens qu’il faut haranguer l’équipe, je n’hésiterais pas.

Pour se rassurer, faut-il que Montauban reparte sur des fondamentaux ?

Le rugby est une multitude de choses. Tu ne peux pas juste attaquer ou juste défendre et faire de la conquête. Il faut jouer au rugby, c’est-à-dire maîtriser toutes les formes de jeu : être capables de porter le ballon en zone de marque, de bien sortir du camp, d’être performants en conquête, d’être efficaces au plaquage et d’être disciplinés. Donc on n’a pas mis l’accent sur tel ou tel secteur, il faut être performant dans le rugby.

Vous retrouvez un effectif quelque peu décimé par les blessures et l’absence d’internationaux

Généralement, quand tout est noir, tout est noir. Quand tu perds des matchs, tu as de la casse, une mauvaise dynamique… Ça va avec. Aujourd’hui, il y a un effectif conséquent avec de la qualité à tous les postes et il y a un centre de formation qui est performant. Les espoirs sont aussi là pour montrer le bout de leur nez et croquer dans le gâteau si on leur en donne. Il n’y a pas de question à se poser, les quinze joueurs sur le terrain donneront tout pour le maillot vert et noir.

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Propos recueillis par Yanis Guillou.
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