Tournée d'automne : des Wallabies aux Boks, un paquet de défi(s)

  • Avec le retour de Cyril Baille, Fabien Galthié a décidé de s’appuyer sur sa première ligne type (Baille-Marchand-Haouas). Le staff tricolore pourra également sur l’impact de Romain Taofifenua en fin de match. Avec le retour de Cyril Baille, Fabien Galthié a décidé de s’appuyer sur sa première ligne type (Baille-Marchand-Haouas). Le staff tricolore pourra également sur l’impact de Romain Taofifenua en fin de match.
    Avec le retour de Cyril Baille, Fabien Galthié a décidé de s’appuyer sur sa première ligne type (Baille-Marchand-Haouas). Le staff tricolore pourra également sur l’impact de Romain Taofifenua en fin de match. Photos Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Le XV de France ouvrira sa fenêtre de novembre ce samedi face à l’Australie. L’occasion pour le pack des Bleus d’effacer certains doutes qui l’habitent aujourd’hui, une semaine avant de défier les champions du monde sud-africains, qui ont construit leurs derniers succès sur la domination de leurs avants.

C’est bien l’Australie qui sera au Stade de France samedi. Et, si elle est moins terrifiante que ses comparses sudistes que sont l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, il ne s’agit pas de la sous-estimer. Elle demeure un immense pays de rugby, double champion du monde (1991 et 1999) et candidat évident au dernier carré lors du prochain Mondial. Ne comptez pas sur les Bleus pour galvauder la première affiche de la tournée automnale. Mais, comme l’an passé quand les All Blacks servaient de dessert au menu de novembre, difficile de ne pas voir plus loin. Sept jours et près de huit cents kilomètres plus au sud.

Une semaine après les Wallabies, les Français se coltineront les champions du monde springboks au Vélodrome de Marseille. Et qui dit Sud-Africains, dit pack terrifiant… C’est cliché, mais s’il leur est une vertu, c’est d’avoir toujours construit leurs succès sur la domination d’avants monstrueux. Tradition érigée au rang de culture. « Quand on joue devant, il n’y a pas de plus grand défi que d’affronter les Sud-africains », avoue Anthony Jelonch. Si lui et ses coéquipiers veulent s’offrir la dernière grande nation qui manque au tableau de chasse sous l’ère Galthié, ils devront forcément soutenir la comparaison dans l’épreuve de force, le jeu au sol ou les collisions. Mais, avant de basculer sur cette échéance, il est inconcevable de considérer l’Australie comme une simple préparation à la montagne springbok. Elle doit permettre une montée en puissance mais sera aussi un test grandeur nature pour un huit de devant qui présente quelques incertitudes.

Sans Willemse, la deuxième ligne en question

En caricaturant à peine, c’est la moitié d’un pack si souverain il y a huit mois qui doit répondre à certaines interrogations. D’abord sur le poste de pilier gauche, frappé par les blessures des deux tauliers, Cyril Baille et Jean-Baptiste Gros. Le Toulonnais, à qui était promis le premier rôle depuis l’opération aux adducteurs du Toulousain cet été, est forfait pour la tournée. Depuis le début du rassemblement, Dany Priso s’était entraîné avec la chasuble numéro 1. A-t-il l’étoffe pour assumer le rôle à l’international ? Le staff a en tout cas rappelé Baille bien plus vite que prévu et va même le titulariser samedi, malgré les doutes qui accompagnent sa condition physique (voir ci-contre). En deuxième ligne, c’est aussi l’inconnue. Le duo Cameron Woki-Paul Willemse fut magistral face aux All Blacks et pour le grand chelem. Mais le boss montpelliérain, à la peine depuis son retour de blessure mais jugé indispensable, a déclaré forfait mercredi en raison d’une douleur à une cuisse. Thibaud Flament doit le remplacer au pied levé dans une fonction, à droite de la cage, qui n’est privilégiée pour lui.

Et Woki à côté ? L’ancien Bordelais a eu du mal à digérer son transfert retentissant au Racing 92, jusqu’à réaliser une entame d’exercice très timide. Puis, reste l’équation Charles Ollivon, capitaine et acteur majeur du début de mandat. Après sa grave blessure au genou, le trio Cros-Jelonch-Alldritt a tout raflé en troisième ligne, sous l’égide du patron Antoine Dupont, à qui le staff a choisi de laisser le capitanat. En l’absence de Cros, Ollivon a logiquement retrouvé une place de titulaire mais saura-t-il se montrer aussi déterminant qu’il y a deux ans ? A-t-il été affecté par la décision de lui enlever le « brassard » ? Il a l’occasion rêvée d’apporter (de nouveau) les garanties nécessaires.

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